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mardi, 26 novembre 2013

copinage et amitié

Informations sur un colloque organisé par l'Université de Sherbrooke.

En principe une intervention se devra de distinguer " amitié" et "copinage".

Le "copinage" est proche du "coquinage". En français il doit renvoyer certainement à des tendances sado mascochiste qui existent dans certains groupes où bien et mal sont totalement confondus comme le font tous les sado masochistes.

Le problème débute sans doute par cette inversion...

Aristote dans son grand Livre sur l'Amitié (Ethique à Nicomaque L. VIII) évoque ce qu'est l'amitié et il note que la réelle amitié est celle qui unit ceux qui ont le sens du "commun" ou du "bien commun". Cette amitié est le fait de ceux qui s'assemblent pour que ce bien soit à l'oeuvre. Ils sont liés, ils ont des affinités et celles-ci ne servent pas à se faire le mal mais à se faire du bien. Le copinage est l'inverse : il introduit le mal dans la cité et à terme finit par faire du mal à ceux qui prétendent en bénéficier car cette association finit tôt ou tard par ressembler à une association de malfaiteurs.

Seule une éducation à la distinction pourrait nous permettre avec finesse de distinguer et de mettre en oeuvre l'amitié et exclure le "copinage". Certains aujourd'hui attaquent l'amitié réelle en bons démagogues et ils profitent de l'aveuglement général pour que celui soit confondu avec le copinage.

Ce faisant ils ajoutent de l'inversion à l'inversion, du masochisme au masochisme. En effet non seulement ils favorisent "en douce" le copinage mais ils véhiculent une idée assez répandue dans le monde contemporain d'une amitié impossible entre les hommes lorsqu'ils ont une once de pouvoir ou lorsqu'ils n'en ont pas. Ils créent de la dépression sur la dépression. Ils attaquent ce qui est noble doublement en eux-mêmes et pour les autres.

  Malheureusement la logique médiatique vulgarisante contemporaine ne permet pas d'effectuer ce travail de distinction.

Dans un beau texte sur Xénophon, L Strauss rappelle que cet auteur avait loué les Perses car en un autre temps, celui de Cyrus, ils avaient supprimé l'éducation par la violence et par la répression du peuple par l'éducation tout court.

  Cette éducation si elle devait avoir lieu devrait certainement débuter par le rappel des distinctions.

Merci à nos amis québecois de ce colloque. Ceux que cela intéresse peuvent me contacter par le biais de ce blog également.

 

 

 

 

Colloque international en éthique appliquée

Corruption, conflits d’intérêts, copinage :

que peut l’éthique devant nos problèmes actuels?

 

Comment favoriser l’intégration du souci éthique par les acteurs publics ? Les scandales politiques et
économiques actuels ainsi que leurs impacts sur la confiance des citoyens et la vitalité de la démocratie
montrent que cette tâche est nécessaire et urgente, mais aussi difficile. Une des ambitions de l’éthique a
longtemps été de proposer un lieu de réflexion et un passage obligé pour redonner sens à la gestion, la
gouvernance et la vie sociale et politique. Cependant, au vu de la persistance de problèmes comme la
corruption, la collusion, les conflits d’intérêts, le copinage et la prévarication, nous sommes conduits à nous
interroger : que peut vraiment l’éthique ? Peut-elle être un vecteur pertinent de transformation sociale ? À
quelles conditions et par quels moyens ? Le contexte d’exercice de l’éthique a également changé, car son
propre succès depuis quinze ans, au Québec du moins, non seulement fait peser sur elle des attentes plus
élevées, mais la laisse aussi en proie à une instrumentalisation sociale croissante. Comment peut-elle
prétendre transformer ce milieu qui la transforme en retour ? Pour répondre au mieux à des questions de
ce genre, il est nécessaire de passer au crible la situation actuelle de l’éthique et de dépasser les idées
reçues à son sujet.

 

Par exemple, l’éthique serait créatrice de sens, et on l’oppose ainsi à la morale qui serait l’instance des
interdits ; or le terme ‘éthique’ revenu en vogue dans le discours public ne désigne semble-t-il que cela. De
même, l’éthique est fréquemment comprise, en termes sociologiques, comme mode de régulation sociale
autonome, suppléant les insuffisances de l’État et du droit ; mais les phénomènes de corruption et de
collusion montrent peut-être justement les limites des approches autorégulatrices. De plus, dans le
domaine social et politique, l’éthique est souvent identifiée à la promotion du dialogue en vue d’un ‘vivre-
ensemble’ harmonieux ; or cette idée semble ne viser que les dispositions des citoyens et négliger les
dispositifs institutionnels. Enfin, envisagée comme discipline cette fois, l’éthique se considère souvent
comme enquête, au plus près des particularités des cas ou du terrain ; en quoi diffère-t-elle alors d’autres
approches du même genre en sciences humaines et sociales ? Quelle est sa spécificité méthodologique et
épistémologique ? Inscrite dans cette réalité sociale qui serait à transformer, l’éthique ne devrait-elle pas
se transformer elle-même, et se penser à neuf, selon de nouvelles avenues ?

 

Ces interrogations témoignent du travail effectué par la Chaire d’éthique appliquée de l’Université de
Sherbrooke qui célèbrera son 15e anniversaire en 2014. Le présent colloque international vise à rassembler
des acteurs et des penseurs de différents horizons et à leur fournir une occasion de réfléchir en profondeur
et concrètement à des questions de ce genre. Pour cela l’interrogation sera ici poursuivie selon trois angles
ou trois axes privilégiés. I) Tout d’abord, l’éthique sera envisagée dans son face à face avec les problèmes
publics devenus aigus de corruption, de népotisme et de prévarication, même si nos sociétés en
connaissent bien d’autres. II) Ensuite, nous concentrerons l’examen de ses capacités de transformation
sociale en interrogeant deux de ses principales modalités d’action, soit l’intervention en éthique et les
activités de formation des acteurs. III) Enfin, l’interrogation portera sur l’éthique comme discipline
académique et comme discours social, selon ce qui la caractériserait théoriquement, à titre de méthode et
de savoir spécifiques. Le colloque occupera trois journées entières, les 21, 22 et 23 mai 2014, afin de
donner amplement le temps de discuter les questions propres à chacun des axes.

 

 

 

 


JOUR 1 : CORRUPTION, NÉPOTISME ET AUTRES PROBLÈMES DE GOUVERNANCE : QUELLE
LECTURE ÉTHIQUE ?

La collusion, les conflits d’intérêts et autres phénomènes du même genre sont susceptibles de nombreux
diagnostics. D’un côté, il y a ceux pour qui ils incarnent notre perte de sens moral, alors que pour d’autres,
ils renvoient à l’insuffisance des appareils ou dispositifs légaux et normatifs régulateurs des conduites. Au-
delà de ces deux lectures, tous conviennent que la multiplication de ces problèmes doit nous inciter à
rechercher de nouvelles manières d’en faire l’analyse et de proposer des correctifs. Ces conduites sont-
elles une manière de répondre ou de s’adapter à une nouvelle configuration sociale, marquée par les
impératifs économiques en contexte de dérégulation? Ou sont-elles plutôt le symptôme d’une dérive de
systèmes complexes devenus leur propre mesure, rendant difficiles de penser l’ensemble du social, son
orientation et celle des acteurs ? Quelles sont donc, en d’autres termes, les causes, les enjeux et les voies
de solution éthiques de ces phénomènes qu’on ne peut désormais plus considérer accessoires ou
périphériques ? Il est important de commencer à répondre à ces questions avant de prétendre intervenir et
théoriser en éthique, puisque de ces réponses découlera la posture qu’adoptera l’éthicien, de même que le
type d’intervention qui sera privilégié.

 

JOUR 2 : COMMENT INTERVENIR ET FORMER FACE À CES PROBLÈMES ?

Face à ces problèmes de corruption et de conflits d’intérêts, les propositions d’intervention et de formation
en éthique ont proliféré ; mais quels types de transformations apportent-elles, et sont-elles pertinentes ?
Les interventions se répartissent en deux grandes tendances : celles renforçant des dispositifs régulateurs,
pour en informer ensuite les acteurs, et celles favorisant l’autonomie de jugement des acteurs, souvent
pour pallier aux dysfonctionnements de ces dispositifs. Ces deux tendances en apparence opposées
peuvent-elles collaborer dans un même projet d’‘infrastructure éthique’ ? Dans ce contexte, les demandes
de formation en éthique proviennent aussi bien des titulaires de charges publiques, des professionnels que
des citoyens, et les manières de les former au sein d’espaces de formation publics (les universités), semi-
publics ou privés sont nombreuses. Mais former et se former en éthique implique-t-il l’adhésion à un
nouvel univers normatif, ou suppose-t-il plutôt le développement d’une ‘compétence éthique’ propre à
transformer cet univers normatif ? On peut également interroger la portée sociale et politique de la
formation à cette compétence éthique : devrait-on parler de formation citoyenne et d’une capacité à
exercer un jugement politique, afin de naviguer dans ces milieux normatifs et axiologiques complexes et
hétérogènes ? L’intervenant et le formateur, enfin, doivent-ils s’effacer une fois la tâche accomplie, ou
devraient-ils assurer un suivi ?

 

JOUR 3 : THÉORISER EN ÉTHIQUE : POURQUOI FAIRE ?

Toutes ces approches et tous ces diagnostics sont reliés aux manières de concevoir l’éthique et aux
activités de recherche les concernant. Mais comment comprendre la recherche en éthique : est-ce une
démarche théorique et de quel genre, explicative, à partir d’une posture classique de surplomb, ou
interprétative, ou pragmatiste, davantage dans l’action ? Si on la comprend en lien étroit avec les pratiques
elles-mêmes, prend-elle les couleurs de la recherche-action ? Et si elle s’identifie avec l’effort du ‘praticien
réflexif’, est-elle encore une recherche productrice d’un savoir ? Dans l’un ou l’autre cas, l’inscription ou le
lieu institutionnel de ces savoirs pourra être différent : départements universitaires, chaires de recherche
et d’intervention répondant à des contrats, ou lieux mêmes de l’intervention et de la formation, c’est-à-dire
des organisations publiques ou privées, des ordres professionnels, etc. Dans ce dernier cas de figure, on
cherchera à préciser la posture du chercheur, de l’intervenant et du formateur, et surtout le déplacement
épistémologique et méthodologique requis, non seulement parce que l’interdisciplinarité lui paraît
nécessaire, mais parce que cela conduit à interroger en retour le besoin de théoriser et le statut des
savoirs. L’expérience et l’expérimentation occupant en éthique une place de choix, il s’agirait d’intégrer
dans une même démarche les pratiques transformatrices et les activités de théorisations :
transdisciplinarité ?


 

 

Nous invitons toutes les personnes intéressées à intervenir au colloque en éthique appliquée à
soumettre une proposition de communication par courrier électronique à Louise Campeau
(Louise.Campeau@USherbrooke.ca) au plus tard le 30 janvier 2014.

Format des propositions

. La durée des communications est de 30 minutes (elles seront suivies d’une période de discussion
d’environ 15 minutes)
. Les résumés doivent compter 1000 mots (excluant les références bibliographiques)
. Tous les résumés doivent être remis en deux versions (une version anonymisée et une version
précisant le nom et l’affiliation de l’auteur)
. La langue du colloque sera le français


Comité scientifique

. André Lacroix, titulaire de la Chaire d’éthique appliquée de l’Université de Sherbrooke et
professeur titulaire au département de philosophie et d’éthique appliquée de l’Université de
Sherbrooke
. Alain Létourneau, professeur titulaire au département de philosophie et d’éthique appliquée de
l’Université de Sherbrooke
. André Duhamel, professeur agrégé au département de philosophie et d’éthique appliquée de
l’Université de Sherbrooke
. Allison Marchildon, professeure adjointe au département de philosophie et d’éthique appliquée de
l’Université de Sherbrooke
. Richard Linteau, chargé de cours et intervenant en éthique appliquée


 

 

Dates à retenir


Soumission d’une proposition de communication

30 janvier 2014

Confirmation des propositions par le comité scientifique

28 février 2014

Inscription au colloque

1er mai 2014

Tenue du colloque

21, 22 et 23 mai 2014



 

 

samedi, 18 juin 2011

2EMES RENCONTRES INTERNATIONALES PLURIDISCIPLINAIRES SUR L ETHIQUE ET L ETHIQUE APPLIQUEE. GRENOBLE 13 et 14 Octobre 2011 à partir de 9H30 : Ethique et psychanalyse, la question de la honte.


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2EMES RENCONTRES INTERNATIONALES PLURIDISCIPLINAIRES SUR L ETHIQUE ET L ETHIQUE APPLIQUEE. GRENOBLE 13 et 14 Octobre 2011 à partir de 9H30 : Ethique et psychanalyse, la question de la honte.


La honte pose plusieurs problèmes et intervient dans de nombreux champs : le social, le politique, les rapports dans l'entreprise, avec les adolescents et d'une manière générale aussi avec tout ce qui nous est étranger et l'étrangeté elle-même.
C'est un sentiment difficile à définir. On la confond souvent avec la culpabilité, le regret, l'indignation ou la réserve. Elle est liée à ces termes tout en s'en distinguant peut-être. Sa cause, tout autant que ses effets réels, ne sont pas aisés à déterminer : vient-elle de moi ou de l'autre ? Quelle est sa nature ? Y-a-til des hontes légères ou bien la honte est-elle un sentiment lourd, pesant ?
Toutes les hontes ne se ressemblent pas : je peux avoir honte pour une personne qui m'est étrangère et lui dire qu'elle me fait honte. Je peux tout autant avoir honte de ce que je fais mais je peux aussi porter une honte familiale ou avoir honte de mon passé voire, pour certains, de mon pays.
La honte est également ce qui se plaît à la dissimulation si bien qu'il est difficile d'en parler et plus encore de lui trouver un remède car on a honte de sa honte. Elle paralyse celui qui la ressent et il advient que, de temps à autre, celui qui a été humilié finisse par humilier : il y a un cercle de la honte.
Ce cercle de la honte interpelle alors sur l'aspect éthique de celle-ci ainsi que sur les pathologies qu'elle entraîne parfois. Il importe donc de la traiter de manière diagonale et transversale en permettant, pour la première fois une rencontre intenationale sur deux journées et une soirée de philosophes éthiciens, praticiens, psychanalystes, artistes qui se demanderont comment en guérir, pour ce qui est souffrent mais aussi pour s'interroger sur ce qu'elle et si il est juste de l'utiliser à des fins éducatives ou morales .  

1) Histoire du concept

Jean Claude Bologne (philologue médiéviste, président de la Société des Gens de Lettres. Paris)  Honte et pudeur dans la réflexion médiévale
Norbert Campagna (Philosophe, Université du Luxembourg) La honte dans la philosophie morale du 18e siècle.
Jean Lauxerois (Philosophe, traducteur et auteur, Paris), la honte vue par les Anciens.

2) Approche traumatique et psychologique

Israel Feldman (Responsable de la Chaire d'enseignement sur la violence "UNITWIN" (UNESCO) en relation avec l'Université de Tel-Aviv, Israel), la honte, les enfants et la guerre.
Alain Ferrant et A. Ciccone (Pschanalystes,Université de Lyon 2)  le 13 octobre : les "destins de la honte" ou "Honte culpabilité et traumatisme"
Marie Hélène Poncet (Thérapeuthe Lyon) : résilience,  l'accompagnement orienté solution, médiation, créativité et art-thérapie.
Delphine Scotto di Vettimo (Psychanalyste, Université de Nice Sophia Antipolis) 13 octobre matin  "La honte : d'une notion phénoménologique au concept psychanalytique".
Serge Tisseron (Psychanalyste, Université de Paris X Nanterre, 13 octobre au matin) honte et empathie : de l'exclusion à l'affiliation

3) Aspect éthique proprement dit, politique, social et pédagogique...

Ion Copoeru (Philosophe, Université de Cluj, Roumanie), Honte et vulnérabilité. Sur la question de la population rom.
André Lacroix (Philosophe, Université de Sherbrooke, Québec)  honte et éthique (à repréciser).
Annabelle Lever (Philosophe, Université de Genève) "honte et droit à la vie privée
Francis Métivier (Philosophe et auteur, Tours)  Honte et mort sociale dans le conflit des consciences de soi selon Hegel, illustré par la final battle de 8 mile avec Eminem ".
Jean-Jacques Sarfati (Philosophe et juriste, ancien Avocat à la Cour d'Appel de Paris), La honte, un sentiment limite.

Nb Toute personne intéressée peut prendre contact avec jean-jacques.sarfati@wanadoo.fr.

mardi, 24 mai 2011

AFFAIRE DSK : DREYFUS, OJ SIMPSON, ROSENBERG ou MNEF BIS REPETITA ?



Je n’utilise pas ce blog en principe pour évoquer l’actualité. Cependant celle-ci a été si troublante ces derniers temps et le concept de la vérité, ainsi que celui de justice - voire la question de la honte - étant si fortement mise en avant par une « affaire », il me paraissait important de l’évoquer.

En effet, chacun le sait  : à quelques mois de l’élection présidentielle française, un des candidats les plus sérieux au poste est mis en prison aux Etats-Unis. Il est accusé, sur les dires d’une personne, de l’avoir violée…L’intéressé dément formellement et clame son innocence.

Quelle est la vérité et où est la justice ? Cette affaire laisse bien perplexe mais elle secoue le classe politique française. Plusieurs éléments troublent la quiétude et la sérénité dans cette affaire :

- En faveur de la victime présumée, DSK aurait une réputation de « dragueur lourd ». Il n’en serait pas - selon la rumeur - à son premier « coup », la classe politique française dans son ensemble considère la « drague » comme une chasse et l’homme politique qui ne serait pas séducteur ne serait pas bien vu….L’hypothèse « psy » d’un suicide médiatique pour échapper à un poste dont il ne voulait pas et qu’il n’aurait brigué que pour satisfaire l’égo de ses amis ou de sa famille est également envisagée et envisageable…

- En faveur de l’accusé présumé, l’invraisemblance de l’affaire (comment peut-on forcer un adulte à un fellation non consentie ? Comment expliquer que DSK se sachant « poursuivi » de toute part a-t-il pu faire une telle « erreur »  et commette un tel crime ? Comment expliquer que celui que l‘on tenait pour intégre s‘en prenne à une personne qu‘il était censé en tant qu‘homme " moral"  de gauche défendre, etc… ?) ? Comment expliquer que l’immunité diplomatique n’ait pas été invoquée en faveur du directeur du FMI  ( l’article 38 des statuts aurait pu être invoqué) ? ….Les nombreux ennemis que le directeur du FMI s’est constitués sont puissants et tous avaient les moyens de "construire" une affaire aussi rocambolesque et nous mener vers l’erreur….

Tout, à ce stade de mes informations reste plausible….Dès lors deux scénarios sont possibles :    

- Le premier donne gain de cause à la victime présumée. Nous sommes alors ici dans le cas d’une affaire Rosenberg ou d’une affaire OJ Simpson. Les Rosenberg étaient des savants juifs accusés et condamnés par la justice américaine alors qu’ils étaient accusés d’espionnage en faveur de l’Union Soviétique. Certains proclament encore leur innocence mais ils sont rares….Cette affaire m’a toujours semblée être le pendant de l’affaire Dreyfus outre-Atlantique. DSK n’aurait été finalement qu’une forme de traître à son camp : homme prétendu de gauche et de la gauche morale héritière de Mendès France, il n’aurait été qu’un affreux satyre sexuel, qui plus est considérant ceux qu’il était destiné à aider - les femmes, les faibles, les étrangers, les veuves - comme des objets sexuels. Nous serions ici vraiment dans le cas d’une forte trahison, d’une énorme tromperie sur la marchandise.
Rosenberg se mêlerait ici à OJ SIMPSON. Nous serions ici face à une situation d’un puissant qui tente d’acheter la justice américaine.

- le second scénario plaide en faveur de DSK. Dans ce cas, deux affaires me viennent à l'esprit. Curieusement, elles ont un lien avec l’accusé présumé.
D’après Wikipédia, DSK serait un lointain descendant du capitaine Dreyfus. Nous aurions alors une redite de son affaire où se mêleraient les intérêts et les aveuglements du moment : l’antisémitisme et l’anti-sentiment français ou d’une certaine France (dont Dreyfus a souffert malgré tout car il représentait la France de la IIIème République), la machination politique…Plus avant, et de manière moindre ce serait l’affaire de la MNEF qui avait vu DSK accusé d’avoir touché des honoraires astronomiques et sans raison alors qu’il était ministre des finances du gouvernement Jospin. Pour se défendre - comme ici - le voilà obligé de démissionner. Jospin perd un de ses soutiens les plus appréciés dans l’opinion. Il perd au premier tour des présidentielles et la droite gauliste remporte à nouveau les élections grâce au fameux 21 avril….

Lequel de ces deux scénarios est le plus vrai ? Lequel est le plus vraisemblable même ? Il semble qu’en l’état actuel des connaissances des uns et des autres sur le dossier, chacun y va de sa propre « foi » sur la question….

Une chose est certaine : dans les deux cas, cette affaire - quelle que soit sa vérité - semble révéler selon moi un malaise profond dans la société française et il serait intéressant - urgent peut-être même - de penser :  -soit, en effet , le premier scénario est plausible et en ce cas, nous avons été suffisamment faibles - et le sommes - pour nous être laissés pendant si longtemps bercer d’illusions sur l’homme politique le plus violent en termes moraux que nous aurions pu avoir ….ou alors, nous aurions été assez fous pour laisser un homme qui ne voulait pas d’un poste essentiel le briguer malgré tout au point de se « suicider » médiatiquement….          
- soit le second scénario est vrai ( peu de personnes y croient aujourd’hui ou en tous les cas affichent leurs croyances en cette thèse) et en ce cas, notre pays, l’occident même serait moralement assez malade pour pouvoir construire de toutes pièces une affaire aussi sordide…

Comment savoir ? Le temps peut-être nous permettra d’avoir le recul nécessaire….Des informations fiables et certaines - au- delà des simples rumeurs - nous seront communiquées. Dreyfus n’a pu faire éclater son innocence qu’avec l’aide de sa famille et de Bernard Lazare au nom si heureux puisqu’il renvoyait à une forme de renaissance….Celui-ci a ensuite reçu le soutien d’hommes de valeur comme Clémenceau, Peguy, Jaurés, Gide et quelques autres. L’affaire Dreyfus fut le détonnateur qui permit à la démocratie de s’installer pour un temps en France.

L’affaire Rosenberg a permis aux USA de vaincre le macartatysme et le communisme. L’affaire Simpson a peut-être permis à la communauté noire de s’affirmer en mettant en évidence par la même que l’argent dominait le pays qui s’était érigé en lumière de toutes les nations…L’affaire MNEF a été l’un des premiers ferments qui ont permis le 21 avril…

Comment savoir ? La philosophie n’est guère en mesure de nous aider à découvrir la vérité en ce domaine…Une enquête impartiale et minutieuse seule peut permettre d’éclairer et de dévoiler celle-ci…

Nous verrons bien... Enfin, il faut l’espérer.


jeudi, 26 mars 2009

LE ROYAUME DE L OMBRE

Les philosophes discutent souvent de la question de savoir s'il faut considérer que la politique et l'éthique se mêlent. D'aucuns se demandent ainsi si l'on peut faire en sorte de faire moralement de la politique et d'autres au contraire estiment qu'il est impossible d'assigner d'autres  tâches  à la politique que d'être au service de la morale et d'être morale.

Un auteur comme Sieyès, qui mérite d'être revisité, a proposé une piste intéressante pour nous permettre de trancher le débat en optant pour ce j'appellerais" la pensée et l'action morale de l'ombre", le choix du Royaume de l'ombre.

Le royaume des ombres  auquel je pense n'est pas qu'un pays de chimères. Il est celui de la tranquilité et de la solitude non celui de l'ombre qui se dissimule, de l'ombre honteuse, de l'ombre du mal.

ll est royaume qui oeuvre dans l'ombre à se retrouver. Or celui-ci permet souvent à ceux qui le veulent d'oeuvrer pour la morale politique sans tomber dans les excés du moralisme politique et de la vertu en tout genre.

La politique morale de l'ombre permet de mettre en jeu des influences; elle permet de contrer les lobbies qui oeuvrent à mauvais escient - contre le bien - pour détruire un pays et provoquer les cercles vicieux qui conduisent à la déchéance.

La France s'est d'ailleurs souvent re-construite en oeuvrant dans l'ombre. La résistance fut une zone d'ombre, propre à répondre à a blancheur des multiples corps suppliciés de la barbarie nazie et la noirceur de ceux qui gouvernaient alors.  La résistance fut une zone grise où les héros étaient cachés sans être suppliciés, martyrisés, blanchis par leurs immondes bourreaux. La période qui suivit la Révolution Française fut également une période de ce type incarnée par Sieyès, Benjamin Constant, le groupe de Mme de Stael installé à Coppet,  près de Lausanne en Suisse.

Lorsque la  tyrannie et le despotisme gouvernent - qu'ils soient despotisme du commun ou despotisme d'un seul - . Il  permet d'éviter la folie meurtrière de ceux qui prônent le retour total à la blancheur impossible (sauf lorsqu'il  transforme les hommes en martyrs ou en  suppliciés ) et le moralisme à tous crins qui fait de nous des coupables en puissance - car l'homme n'est pas un être totalement pur sauf lorsqu'il devient martyr mais telle n'est pas la destinée de l'homme - alors le choix du royaume de l'ombre permet la résistance et la re-construction progressive des bases nécessaires qui permettent à un peuple de retrouver ce qu'il ne doit jamais perdre : sa dignité et sa liberté....

 

 

 
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