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mercredi, 30 janvier 2008

Rousseau et l'éducation

Voici ce qu'écrivait Rousseau

« L’enfant …qui n’a qu’à vouloir pour obtenir  se croit le propriétaire de l’univers ; il regarde tous les hommes comme ses esclaves et quand enfin l’on est forcé de le lui refuser quelque chose, lui, croyant tout possible, quand il commande, prends ce refus pour un acte de rébellion…Le sentiment d’une injustice prétendue aigrissant son naturel, il prend tout le monde en haine et ,sans jamais savoir gré de la complaisance, il s’indigne de toute opposition. Comment concevrais-je qu’un enfant ainsi dominé par la colère et dévoré des passions les plus irascibles puisse jamais être heureux ?... Qu'y a t  il donc de plus choquant, de plus contraire à l'ordre que de voir un enfant impérieux et mutin commander à tout ce qui l'entoure et prendre  impudemment le ton de maître  avec ceux qui n'ont qu'à l'abandonner pour le faire périr ? »   Jean- Jacques Rousseau extrait du Livre II de l’  Emile ou de l’éducation. p 314

Cette phrase démontre que la pensée de celui que l'on prend  à tort pour l'inventeur de la politique laxiste d'éducation  est donc plus complexe qu'on ne l'a cru...Les Lumières ont voulu l'éducation du peuple pour éviter que les enfants rois deviennent tyrans car ils savaient que les Tyrans avaient d'abord été des enfants rois ou plus précisément des enfants à qui l'on ne disait jamais non. 

Dans sa force philosophique ce texte montre que l'envie "tyranique" peut ainsi naître dès l'enfance...Elle peut prendre  plusieurs formes. Parfois lorsque l'enfant roi devient adulte il n'en demeure pas moins toujours tyran. Mais il trouve d'autres biais en maquillant habilement son envie tyranique. Les  tyrans adultes ont donc bien été des  enfants rois. ...Ils s'aident alors souvent en grandissant d'autres petits  tyrans moins chanceux qu'ils ont peu à peu fabriqué alors...Tout est inexorablement lié.

   

dimanche, 27 janvier 2008

Le Droit dans sa nature même


Aujourd’hui nous confondons le droit avec le monde des juristes. Quelle grossière erreur !
Le terme de droit est plus complexe et plus profond que cela.
Les Lumières l’avaient confondu avec la loi et la liberté.
Nous nous considérons qu’il n’est plus que la loi.
Nous voyons ici la perte inouïe qui a été la nôtre. Elle n’est pas liée à la discussion anciens/modernes. Il est clair en effet que les anciens ( les Grecs, les enfants d’Israel) ont aussi connu ce « déclin ». Je renvoie sur ce point à mon dernier article du blog(relire Isaie) et je renvoie aussi à mes textes plus « académiques » pour les grecs.
Cette réduction a d’autres causes plus profondes. Notons que dans les deux cas, pour les grecs et pour les Hébreux, la réduction a eu pour cause une volonté d’étendre leur pensée de la rendre plus universelle.
En quelque sorte, Athènes et Jérusalem sont devenus des phares spirituels et intellectuels mais dans le même temps leurs pensées s’est diffusée de manière de plus en plus grossière. L’essentiel de leur message n’a été retenu que par un petit nombre.
Devrions nous alors penser que nous sommes à un moment où la France et l’Europe en général, commencent à devenir des « phares » pour le monde au sens intellectuel du terme mais où l’essence de ce qui les a fondé n’est plus repris que par un petit nombre ?
Tout ceci s’expliquerait-il pas l’européanisation du monde  lié à la colonisation?  En ce cas, il ne faut plus parler de « déclin » mais de mutation.
L’idéal cependant serait plutôt de retrouver nos sources premières afin justement de permettre que ce qui était déjà réduction ne soit pas encore réduit.
Tout le travail que doit mener La France et l’Europe et la France à l'intérieur de l ’Europe est un travail moral intellectuel, spirituel et politique. Il faut définitivement rompre avec Machiavel et admettre que ces logiques là sont liées, sortir donc de nos prétentions déclinantes en ces domaines.
  

jeudi, 24 janvier 2008

DECLIN DU DROIT ET DE SA PENSEE


Au mois d’octobre dernier j’ai eu l’occasion de faire une conférence devant des juristes et de philosophes roumains.
J’ai soutenu qu’il y avait un déclin de la pensée sur le droit. Certains ont prétendu que je me trompais. Mais l’actualité me démentirait-elle ? Qu’en est-il de ce qui se passe réellement dans nos cités et nos villes et nos régions ?
La solution n’est pas politique. Elle est dans l’oubli du droit en ce qu’il est et dans la manière de le mettre en œuvre effectivement. 
Je pense que l’on peut faire remonter ce déclin à partir du moment où l’on a pensé qu’il suffisait de voter des lois pour faire en sorte que le droit advienne. Cette erreur est grossière. La loi n’est qu’un outil au service du droit et de la justice. Celui qui se contente de respecter la loi n’est pas nécessairement dans le droit.
Souvenons nous de ces belles paroles rapportées par le prophète Isaie (1.15)
 
« Ne continuez pas à m’apporter de vaines oblations ;
Néoménie, Sabbat, convocation
Je ne puis endurer jeune et festivité
Vos néoménies et vos solennités mon âme les hait
Elles me sont un fardeau
Je suis las de les supporter.
Quand vous étendez les mains je ferme les yeux devant  vous,
….Cessez de faire le mal
 Apprenez à faire le bien,

Recherchez le droit
Secourez l’opprimé,
Rendez justice à l’orphelin,
Défendez la veuve….
  
 Les anciens respectaient la loi. Mais îls ignoraient le droit. Depuis que nous avons cru qu’ils suffisait de voter des lois pour être dans le droit nous avons oublié ce qu’était le droit. C’est ainsi et c’est cela qu’il nous faut redécouvrir.
Ce n’est pas chose aisée, convenons en.

 
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