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dimanche, 20 avril 2008

Les trois petits cochons, la politique et l'exception

Je visionnais l'autre soir les trois petits cochons, ce dessin animée que Walt Disney avait produit, je crois avant ou pendant la guerre. Trois petits cochons, le grand méchant loup. Dans son idée - et celle de beaucoup d'américains à cette époque - les Etats Unis figuraient le fin Naf Naf qui parvient à faire ce qui convient et qui réussit à vaincre le loup du fait de son énergie. Les deux frères un peu légers devaient sans doute représenter l'Europe...Je ne sais si les choses ont changé depuis cette époque. Un fait me semble certain : il ne me paraît pas que nous construisions notre maison commune dans du "solide" et qu'un jour nous soyons prêts à lutter contre le méchant loup. Les fissures sont nombreuses. La construction est légère en de nombreux points. Il faudrait consolider le tout et comment ?Je l'écris à longueur de blogs, en faisant en sorte de tenter enfin une politique qui prenne les problèmes profonds qui sont les nôtres par leur essentiel et une politique qui accepte de les assumer.

Quels sont ces problèmes ? Le principal a été remarquablement été mis en évidence par deux sociologues qui ont évoqué un société de la défiance...Mais les causes de cette défiance, de ces ruptures sont nombreuses. Elles remontent à ce moment où l'on a cessé de croire que l'on put être un animal social. Elles remontent aussi à ce moment où la Révolution Française a échoué. Mais a t elle échoué ?  Ce moment s'est emballé mais il a produit  un droit fort dont nous sommes encore les héritiers. Le  problème est la violence qu'elle a pu créer.

Je citais Joseph de Maistre dans une note précédente. Celui -ci dans un livre intitulé de la souveraineté et que chacun peut lire sur le site Gallica de la BNF(trés bien fait et qui doit encore être amélioré mais quel progrès !) soutient l'idée que la démocratie - s'entend la vraie, celle ou l'intérêt général domine  et non une majorité ou une minorité au détriment de tous les autres , celles ou chacun peut enfin accomplir et vivre selon ce qui est le plus profond en lui....Est et ne peut-être qu'une exception. Je partage ce point de vue....Difficile de maintenir une telle exigence  éternellement. Cependant, ce moment parvient ensuite à durer d'une part s'il ne crée pas de dégât et si il est réellement productif. Il aide les générations suivantes à vivre, à se dépasser, en se souvenant de ce que les anciens ont pu faire....Il serait temps peut-être que  notre génération reproduise ce moment, qu'elle parvienne pour un moment d'exception - mais sans la révolution brutale - en douceur à introduire une vraie démocratie qui créerait le droit pour l'éternité avant que d'autres ensuite se saisissent de ce qui a été produit, pour l'afiner, le rendre plus subtil et plus vrai....Je ne crois pas ici à l'idée de progrés et ce n'est pas elle que je défends. Je défends ici l'idée d'un moment d'exception a mettre en oeuvre et dans lequel le  droit pourrait devenir un peu plus droit, se rapprocher de cet horizon de droiture collective auquel il nous renvoie....Continuons, oeuvrons....! Tout engagement politique n'est pas vain en ce domaine  s'il est fait avec intelligence, conscience et lucidité....

 

  

 

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