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mardi, 28 octobre 2008

Une société malade de ses fausses distinctions

Il est souvent bien amusant d'entendre les commentateurs et les acteurs actuels s'agiter aujourd'hui autour de la corbeille...Celui qui observe cela d'un peu loin, sans être évidemment certain des significations de toutes ces agitations a le sentiment que ce qui se passe actuellement dans le monde économique et politique contemporain est le produit de plusieurs facteurs conjugués : le fruit d'une crise éternelle qui nous est affirmée depuis la fin des années 70 et qui n'est qu'un outil de gestion commode pour des gouvernants qui ont fait de l'occultation l'un de leurs principaux outils de gouvernance, un véritable choc qui n'est que le produit d'une société qui a cessé de distinguer qui il fallait distinguer et qui s'est ainsi affaiblie, la recherche de nouveaux horizons du fait du déclin programmé de la civilisation de la technique et de la loi qui a commencé dans les années 60.

En effet, une société qui met le petit dans les grandes places et les grands dans les petites places s'effondre. Platon l'a si bien montré dans les Lois. Un groupe humain qui n'a plus d'espoir, se désespère et tourne en rond, il avance comme un canard sans tête qui s'agite en tous les sens...Ce qui est bien le cas aujourd'hui.

La seule solution est le retour d'une politique de la distinction et non celui de la séparation...Certains se sont crus coupés du monde alors que l'homme est un tout et que le meilleur des hommes reste malgré tout un homme fait de tous les autres et qui les rassemble tous.

 

jeudi, 23 octobre 2008

Des principes

Il y  a des principes dans l’existence des hommes et ceux-ci les gouvernent. Montesquieu, Constant et d’autres nous l’ont souvent rappelés. Ces principes sont ce qu’il y a de plus beau et de meilleur. Parmi eux, il faut ranger : la justice, la beauté, le vrai, la liberté, l’impartialité, la solidarité, le souci de soi, l’échange, etc….Une bonne politique doit pouvoir faire en sorte de savoir combiner ces principes et les  hiérarchiser. Le problème est que ces principes sont souvent ignorés, ridiculisés ou bafoués. L’homme à principes passe désormais pour un « rigide »et on se complet à croire que rien n’est possible en ce bas monde, que Schmitt et Machiavel ont cent fois raison : le premier soutenant que la politique est l’art de se trouver un ennemi, le second prétextant que le prince agit toujours dans l’urgence. Ces deux hommes se trompent. Ce qu’ils appellent politique est la partie la plus vile et la plus basse de la politique : c’est de la basse politique comme il y a de la basse police à laquelle d’ailleurs elle est souvent liée. Une belle et vraie cité devrait au contraire passer le plus clair de son temps à réfléchir aux moyens de faire vivre ces principes et surtout à tenter de les mettre au jour, dans la clarté nécessaire....Ces principes n'excluent pas les exceptions mais elles doivent demeurer telles. Ils ne conduisent pas à la rigidité. Ils doivent seulement orienter l'action et les jugements de hommes.

dimanche, 12 octobre 2008

L'histoire se répèterait elle ?

Si mes souvenirs sont exacts, la révolution Américaine s'est opérée lorsque les Américains ont refusé de payer de lourds impôts au colon anglais. On peut dire, en quelque sorte que le "Sénat" d'alors dans ce pays, a refusé de financer le luxe de Londres et de sa cité royale. La révolution Française est née en contestant tous les privilèges qui ne cessaient de s'accumuler sans la moindre raison, obscurcissant l'avenir des plus méritants et appauvrissant progressivement une nation qui voulait enfin se relever de plusieurs siècles d'oppression silencieuse ...L'histoire serait-elle en train de se répéter ? Il faudrait pour avoir réponse à cette question savoir ce que décidera le peuple Américain face à ce Plan Paulson qui me paraît bien scandaleux puisqu'il fait payer les pauvres pour les fautes de ceux qui les ont appauvris plus encore...

Mais il est vrai, qu'au XVIIIeme siècle, la philosophie des Lumières avait préparée les esprits.Voltaire écrivit justement que Montesquieu avait redonné sa dignité aux Français. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Notre philosophie au contraire s'est laissée enfermée dans l'histoire de la pensée et peu à peu elle s'est coupée du peuple. Serait-ce un mal  ? Je l'ignore. Il est certain que les révolutions ne ménent à rien et ce repli de la philosophie est la marque de ce que Pierre Aubneque avait appelé la "prudence" en glorifiant celle-ci tout en oubliant que le courage était premier et passait avant elle.

Notons, en tout état de cause, que le fait de berner le peuple ne peut que produire ces colères violentes qui sont à l'origine de celle-ci. J'espère que nos gouvernants sauront prendre la mesure de tout cela et n'abuseront pas ainsi de leurs privilèges. Car alors que se passera-t-il ? Nul ne peut le prédire. Si ce n'est cette année ou dans dix ans les retombées seront violentes car un peuple finit toujours par se rendre à l'évidence qu'il a été berné. Souhaitons une fois de plus que ce message ne restera pas lettre morte et que nos gouvernants trouvent des solutions justes. et éclairées à une crise qui ne doit pas encore conduire à détruire les lumières...! Il est encore temps je le pense.

 

vendredi, 10 octobre 2008

Deux poids deux mesures ?

Je n'ai pas la prétention d'être économiste mais je sais qu'il y a quelque temps de cela, le budget de l'Etat était considérablement grevé par des intérêts d'emprunt. L'Etat avait emprunté auprès de différents créanciers (obligations, banques) et en contrepartie ceux ci prélevaient de trés lourds frais. Les personnes travaillant dans ces structures touchaient des sommes considérables du fait de l'argent remboursé par le contribuable....Ces "gros"salaires, cet argent gagné en dormant ,  faisaient monter les prix de l'immobilier, obligeant les entreprises à licencier et créant ainsi de la misère autour d'eux pendant que (durant 30 ans) les écarts entre les classes sociales ne cessaient de s'accroitre.

On nous expliquait alors que l'Etat était trop endetté pour payer la recherche, mieux rémunérer ses fonctionnaires, aider les plus démunis...Aujourd'hui, les mêmes qui prêtaient, faisaient monter le prix de l'immobilier, exigeaient de fortes rentabilités, se disent en difficulté et l'Etat paie par solidarité nous dit-on...!D'accord. Il faut de la solidarité dans une cité. Elle est nécessaire. Seulement, si solidarité il doit y avoir alors l'Etat doit prêter en exigeant que toutes ses dettes auprés des entreprises et personnes privées soient éteintes. L'argent ainsi dégagé pourra certainement réglé notre problème de déficit chronique dont on nous a longtemps expliqué qu'il provenait du trop de la sécurité sociale, de l'éducation nationale et de l'Etat providence. Il faut ensuite que cet argent soit employé pour guérir les maux causés par toutes ces personnes incompétentes. Enfin, il semble nécessaire qu'effectivement nous acceptions tous de réfléchir ensemble à la raison pour laquelle certains n'utilisent pas les mêmes mesures selon qu'il s'agit de leurs difficultés et de celles des autres. Certes c'est une tendance général de l'être humain. Mais l'homme est aussi un être pensant, discutant, capable de bonne foi malgré tout...Il ne faut pas chercher des responsables c'est certain. Tout homme a droit à l'erreur et c'est de regard surtout et de pardon dont nous avons besoin. Ne serait-il donc pas temps de profiter de cette remise en cause de ceux qui ont gouverné pendant tant de temps pour revenir à de plus justes proportions ? Au moins dans notre pays afin que celui-ci donne l'exemple au monde car il le peut. Il en a les moyens humains et matériels...Souhaitons que cette bouteille à la mer, ne soit pas sans effet....

 

dimanche, 05 octobre 2008

L'Etat de crise permanent

Ceux qui font de la politique en se contentant de "gérer" les situations se plaisent aux crises, aux états d'exception. Ils s'y sentent dans le plus parfait contentement. En effet, ils sont dans une agitation permanente. Ils vivent dans la défiance continuelle. L'état de crise est le sommet de ce à l'intérieur duquel ils s'épanouissent. La crise c'est l'urgence absolue. C'est le moment ou l'on peut suspendre tous les principes, faire ce que l'on veut. Alors là, il n'y a plus du tout aucune contrainte. Il devient facile de les faire sauter comme cela est possible en temps de guerre. Les hommes peuvent se laisser commander plus aisément. Il devient plus facile aussi de suspendre tous les principes.L'idéal pour eux est de stigmatiser, de mettre en oeuvre l'état de crise permanent avec de temps à autre des "supers-crises", des supers urgences. Dans ces moments, il devient encore plus facile de surveiller, de punir, de controler, d'ignorer tout ce qui peut permettre d'ouvrir les yeux, de regarder son semblable, sa propre vie....soi...

 

 

 
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