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samedi, 29 novembre 2008

Un monde de pseudos ?

Un lecteur m'écrivait récemment que nous sommes devenus ainsi: frileux, repliés sur nos internets, refusant de voir la réalité, ayant perdu toute idée de générosité, tout souci pour le commun et ne pensant plus qu'à nous dissimuler derrière des masques, des pseudos...Bref, m'écrivait-il, nous vivons dans un monde de "pseudos". En français, si mes souvenirs sont exacts, le pseudo est un "soi disant". Nous vivrions donc dans un monde de soi disants, d'êtres qui se dissimuleraient pour ne pas...pour ne pas quoi ? Telle est bien la question que je me pose et que je pose à ceux qui me liront peut-être : a) le repli des français sur eux mêmes est-il une réalité ? b) ce monde de pseudos est-il un monde dans lequel les individus se dissimulent à eux mêmes et aux autres ? c) avez vous des explications sur ce sujet ?

Voici le petit questionnaire que je voudrais bien livrer à mes lecteurs pseudos. ainsi qu'à ceux qui ne se livrent pas anonymement..Certains y répondront peut être mais j'en doute. Le pseudo, déteste qu'on lui dise à quelle question il entend répondre. Il préfère donner son point de vue anonymement. C'est bien dommage. Pourtant, nous pourrions peut être progresser les uns les autres si nous répondions aux questions que nous nous posons.

Merci cependant à ceux qui de temps à autre, mettent un petit message sur mon blog....message le plus souvent amical et cordial.

A bientôt donc...

jeudi, 20 novembre 2008

despotisme et manque de sérénité

 

Montesquieu-1-FD.jpg

Pour Montesquieu, dans un régime despotique, la peur du monarque dominant plus qu’ailleurs, l’intelligence et l’envie de connaître déclinent nécessairement, ne pouvant se développer dans un système obsédé par la peur de l’avenir et de ses semblables.

En effet, pour que la pensée se diffuse, la liberté de pensée est requise. Or la liberté s'épanouit, se développe d'abord et surtout dans les esprits. L'homme qui vit dans la peur n'est pas un homme libre : c'est un aliéné, un étranger à lui-même pressé et oppressé, ayant perdu toute vision claire du monde et de lui-même. En effet, l'oppression et la crainte dissolvent la sérénité et l'absence de sérénité freine l'expansion de la liberté. Nous pourrions appeler cette situation le cercle vicieux du despotisme et du manque de clairvoyance.

 

 

mardi, 18 novembre 2008

La cité et les belles actions

Pour Aristote, la cité doit être organisée pour les belles actions. Elle doit être pensée dans ce but....Nous vivons ensemble pour cela. On a bien oublié ce projet. Les penseurs modernes des Lumières nous ont soutenu que nous vivions ensemble pour avoir la sécurité et la liberté. Hobbes quant à lui soutenait que seule la sécurité importait...Quelle regression....Pourquoi avons nous oublié le pourquoi de nos villes et de nos cités ?  Certains me soutiendront que la cité n'a rien à voir avec la vie politique contemporaine . Et pourquoi donc ? Qu'est ce qui justifierait une telle différence? Le nombre m'expliquera-t-on....Je n'y crois guère. Le nombre n'a rien à faire dans tout cela et au contraire, le "grand nombre "n e fait qu'augmenter la possibilité de trouver un plus grand nombre de citoyens capables de belles actions et d'autres susceptibles de les apprécier...

22:32 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1)

dimanche, 16 novembre 2008

Bonheur et amitié

Un de mes aimables lecteurs (et je les remercie, ils sont de plus en plus nombreux) m'a suggéré des réflexions intéressantes sur le bonheur m'indiquant qu'il était peut-être la marque de l'égoisme. Je crois plutôt que le bonheur, dans la relation aux autres a à faire avec l'équilibre...Nous ne pouvons être heureux dans la solitude. L'amitié est l'un des plus grands biens qui soit, Aristote l'a admirablement bien montré. De plus, nul ne peut vivre sans relation car l'homme est heureux s'il développe sa vie privée mais également s'il a des relations publique,s'il oeuvre pour son avenir et celui de ces enfants or celui-ci passe par la réflexion et l'action politique. Enfin, certains individus sont une véritable plaie pour d'autres et ils seraient bien avertis de s'en écarter ou si ils le peuvent (mais on ne le peut jamais lorsque celui qui vous fait face se refuse à toute thérapie) les aider à se guérir de ce qui fait qu'ils sont des êtres malfaisants. Pas de réflexion sur le bonheur sans connaissance de l'autre, cela me parait une évidence...Il doit être question d'équilibre sur ce sujet et Aristote, je le répète a écrit les plus belles pages que je connaisse sur cette question faisant de lui l'un des plus grands penseurs de l'amitié qui soit...

Ps (Lire ou relire Ethique à Nicomaque....)

 

18:04 Publié dans Bonheur | Lien permanent | Commentaires (0)

Le pouvoir sans partage

Autrefois on assimilait la société à un corps. Or tout corps a besoin de limites mais aussi de respiration. Sans respiration il finit par étouffer et s'étioler...La respiration d'un corps social c'est le changement perpetuel, la progression, la mutation, l'essai, la tentative. Nous avons oublié qu'un corps, pour vivre, a besoin de renouvellement...Le renouveauest une des conditions premières de l'éthique politique. Il permet de nouvelles respirations. Un pays s'use lorsque les femmes succèdent aux maris, les fils spirituels ou non à leurs pères. Au contraire, ils s'ouvrent et respirent (pour un temps mais toute respiration est temporelle) lorsque de nouveaux visages apparaissent....

 
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