Avertir le modérateur

jeudi, 04 décembre 2008

La question de l'inégalité et l'action

J'aimerais revenir pour un temps sur la question de la déliaison sociale...Une société où les écarts de revenus sont trop importants est une société qui finit par se déliter. Elle se transforme en société de défiance. J'ai malheureusement, tous les jours, l'occasion de constater l'évidence de cette affirmation.

Prenez cet ami qui a perdu son emploi et cet autre qui est cadre supérieur dans une grande entreprise. Celui qui peine à retrouver un emploi finit par dire ce qu'il ne fallait pas dire à l'autre qui finit par se méfier. L'amitié se rompt et la solitude s'installe de part et d'autre pour le "nanti" qui culpabilise et l'exclu qui souffre. Prenez cette famille séparée : la mère gagne correctement sa vie, le père un peu moins. Les enfants sont tiraillés entre ces deux pôles. D'autant plus que souvent - et malheureusement - les magistrats français font payer au père sous prétexte qu'il ne s'occuperait pas des enfants. Prenez ces jeunes adolescents sont les revenus des parents sont trop disproportionnés : l'amiité entre chacun d'eux devient impossible...Prenez ces fonctionnaires qui se trouvent face aux citoyens et qui finissent par se défier de ceux ci ne sachant plus s'ils ne sont pas face à un individu qui va "délirer"....En effet, certains finissent par délirer, par s'ennerver face à la situation présente et ces énnervements créent de la peur et cette peur accentue le repli des "nantis", le recroquevillement sur leurs petites sphères.

Alors que faire ? Depuis longtemps la philosophie cherche des solutions à ce problème. Depuis les années 197O, des théories de la justice ont emergées aux USA et sont venus en France, offrant finalement assez peu d'écho dans le monde politique. La plus célèbre de ces théories fut celle de Rawls, critiqué par Nozick un hyper libéral...Que devons nous faire ? Que pouvons nous faire ?

Il est indéniable qu'une disparité trop grande de revenus entre les individus crée des souffrances. Il est indéniable que ces disparités créent de l'isolement. Toutefois, il ne faut pas décourager les initiatives, le travail des uns et des autres, le souci de l'excellence. Telle est l'impasse actuelle qu'une philosophie politique décente doit chercher à dépasser....Comment ?

Il est certain qu'il faut avoir connu la souffrance matérielle pour comprendre la nécessité d'une socité plus juste et plus équlibrée. Il faut aussi avoir connu le souci d'être sans cesse ponctionné sur son travail pour comprendre que tout prendre à ceux qui travaillent n'est pas la solution. Une éducation qui ferait en sorte de permettre à chacun de vivre les deux situations ne serait-elle pas une bonne chose, une piste intéressante ? Elle est à creuser...Un homme qui aurait vécu les deux vies : celle de l'homme comblé par la fortune et celle de l'homme déchu pourrait être en mesure de résoudre dans les faits cette impossible équation. Le problème est que les hommes oublient parfois leurs fortunes comme leurs infortunes. Il faudrait donc, de surcroit que cette expérience puisse à chaque instant ne jamais être oubliée. Je crois qu'une nouvelle de Dickens présente ce type de situations....Je me demande aussi s'il ne faut pas lire de la sorte le Livre de Job....? A creuser...Un fait est certain. Sur ce sujet, des solutions innovantes doivent être envisagées. J'entends qu'il faut revenir sur les théories contemporaines de la justice qui n'offrent pas satisfaction puisque le mal est toujours présent....

A méditer....

 

 

 

 

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu