Avertir le modérateur

mercredi, 26 août 2009

Sacre et Sacrifice

J'ai lu une trés belle chronique d'abonné dans le Monde électronique. Notre auteur y montrait à quel point notre monde occidental est en train de tuer progressivement les jeunes en les excluant du monde du travail tout en faisant sottement du travail le lieu de la réussite. En d'autres pays, on fait pire, on les enrôle dans des armées, on en fait de la chair à canon pour terroristes en leur promettant mille vierges ou en leur disant qu'ils se battent pour la patrie....(Pere/patria...)...Donc pour le père.

Je ne nie pas parfois qu'il fasse se battre pour défendre l'honneur du père mais sachons raison garder....Dès lors une idée me vient.

En français Sacre est lié à Sacrifice, Sacre du fils et Sacrifice du fils précisément....
Sacre est aussi donc lié à election, et élection à responsabilité qui renvoie à culpabilisation...Tout ceci me semble indiscutablement lié.
Re-voir cette vision idéalisante de l'élection et revenir sur terre c'est enfin laisser les fils vivre et cesser de les assassiner...Les père y ayant leur part....Abraham va sacrifier son fils parce que Dieu l'ordonne. Mais ces fous qui dirigent Ile Monde n'ont recu d'ordre de personne . Nul n'a le droit de sacrifier son fils sauf ordre de Dieu. Mais Dieu lorsqu'il ordonne ensuite revient sur cet ordre ignoble ne serait ce que pour en montrer toute l'horreur.

 

 

 

 

 

mardi, 25 août 2009

PHILOSOPHIE ET THEORIE

Chacun d'entre nous devrait faire en sorte de s'écrire sa propre histoire dans la relation qu'il entretient avec certains mots. Je l'ai écrit. J'y reviens.

Prenons le mot "culpabilité". Essayons de retracer la relation que nous avons pu avoir avec la culpabilité. C'est à dire demandons nous par exemple : qu'est ce que la culpabilité a détruit en moi ? Qu'a t elle construit ? Ai-je vécu dans la culpabilité et d'ou cette culpabilité est-elle apparue?

Ensuite, prenons ce qui fait vivre, ce qui nourrit et transformons notre culpabilité en envie, en en-vie. C'est à dire faisons en sorte de ne plus culpabiliser mais tâchons au contraire pour chacune de nos actions de faire ce qui convient. Aristote ne disait rien d'autre.

Dans l'Ethique à Nicomaque il écrit que l'homme "bon", entendons l'homme bien ne souffre jamais de la honte qui est l'autre mot que les Anciens attribuaient à la culpabilité. Il faut donc s'évertuer à faire en chaque chose ce qui est bien. Oui mais attention, est ce que faire le bien c'est agir comme Cet homme que j'admire, cette image merveilleuse que je me fais de moi ? Surtout pas....Pas de modèle, pas d'idéalisation !!!

Chacun doit s'efforcer de faire ce qui est bien en fonction de sa nature...Peu à peu alors en réussissant il Progresse et en progressant alors il se dépasse.

Donc résumons : faisons notre propre histoire de la relation que nous entretenons à la honte et la culpabilité. MAIS NE NOUS ARRETONS PAS LA.

Ensuite, essayons de mettre en pratique -LORSQUE NOUS LE POUVONS - l'idée que nous nous faisons du bien SANS POUR AUTANT QUE CETTE IDEE SOIT CULPABILISANTE ET TROP FORTE PAR RAPPORT A NOUS MEME - en d'autres termes, essayons APRES AVOIR EXAMINE NOTRE REALITE, de prendre la décision juste. NE CULPABILISONS PAS APRES CETTE DECISION ET PRENONS LES ASPECTS ENTHOUSIASMANTS DE NOTRE REUSSITE(nos réussites) et ensuite peu à peu peut-être les effets que la honte peut avoir sur nous se dissipe peu à peu.

La Honte est Terrible. Meurtrière et meutriers à mon avis ( à leur égard comme à l'égard de leurs semblables) sont ceux qui chaque jour, à chaque instant la développe en nous en COMPARANT;en VOULANT NOUS ALLIENER...EN NOUS JAUGEANT...EN VOULANT NOUS FORCER A ETRE CE QUE NOUS NE VOULONS PAS ETRE...ET SURTOUT...SURTOUT...EN CULTIVANT CONTINUELLEMENT LA PEUR ...Cette peur qui nourrit la honte. Meurtriers nous sommes ainsi et aussi d'ignorer cette donnée si importante. Un philosophe comme Rawls n'a rien écrit d'autre.

Je voulais vous montrer que la philosophie est moins théorique qu'on ne le dit. J'espére y être parvenu.

 

 

 

 

 

 

dimanche, 23 août 2009

Eradiquer les mauvais mots.

On reproche souvent aux philosophes français et occidentaux d'être trop théoriques...

Ceux qui font ce reproche n'ont certainement pas tort.

Il faudrait que la philosophie française s'intéresse beaucoup plus aux moyens de mettre en pratique la philosophie et permettre que celle-ci traverse beaucoup plus le monde, qu'elle voyage, qu'elle vive...

Je vais essayer de mettre ce souci en pratique.

Dans ma dernière note, j'insistais sur le poids des mots...Les mots lourds, pesants.

Prenons un exemple pour me faire comprendre : quel effet a pu avoir sur vous le mot "vieillir".

Je vieillis, je vais vieillir, je dois vieillir....Mot pesant s'il en est.

Interrogeons-nous à son sujet et demandons-nous si nous ne lui avons pas accordé trop ou trop peu de place, s'il ne nous a pas effrayé....

Oui, les mots peuvent nous faire peur et c'est cette peur de certains d'entre eux qu'il faut impérativement éradiquer....

 

23:00 Publié dans ETRE | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 20 août 2009

Le poids des mots

Les hommes qui souffrent sont lourds.

Il y a de la lourdeur dans la souffrance.

Je me demande si nous ne devrions pas plus étudier le "poids des mots". Voilà une formule d'un grand quotidien français que nous avons prise à la légére et pourtant...

Pourtant....Un philosophe Indien Sri Aurobindo - dans la lignée de Nietzsche, Spinoza, Platon et qui a réussi une certaine synthèse entre la pensée orientale et occidentale - évoque les dégats du mental sur l'individu. Formule énigmatique.

Je me demande s'il ne fustigeait pas ici :

- Les idéalismes de tout poil, ces individus qui vantent les mérites de l'intériorité, de la cloison, du vide béant de la contemplation, du renoncement, du sacrifice...Ces plaies sociales.

- Les mots surtout...Le poids que certains concepts peuvent avoir sur nous : temps, vieillesse, infini, mort, pouvoir...Il est des mots qui nous traversent, qui nous habitent, qui nous hantent.

 

Je me demande si nous ne devrions pas étudier les concepts comme des poids ou plus exactemnt si nous ne devrions pas envisager une histoire psychologique de nos vies, de nos existences pour nous demander : et ce mot qu'a t il eu comme effet sur moi ? En quoi a t il abimé ma vie ?

A creuser ....dans la légéreté et la douceur toutefois....Sans heurt.

 

 

 

mercredi, 19 août 2009

Le "ce qui est plus que l'être


J'avais évoqué l'être comme nécessité, préférons ici le "ce qui est". Mais qu'est ce que "c'est" ? C'est ce qui est présent, attentif, sans préjugé, sans a priori à notre égard.
Je me demande d'ailleurs parfois si toute l'histoire de la philosophie au fond n'est pas recherche et affirmation de cette question. Relisons l'essai sur la réforme de l'entendement de Spinoza. Il cherche, dit-il, à créer une communauté d'amitié, de lien. On sait la force, l'influence que cette pensée qui trouve son origine dans un besoin d'amitié a pu avoir.  
Il n'y a que l'amour qui nourrit et les êtres d'amour,c'est à dire ceux qui ont du respect,de l'attention et des égards pour vous....Ils sont dans une relation avec vous.Ils sont présents. Ils symbolisent le "ce qui est" qui est au plein sens du terme : amour, présence, amitié, affection....Certes, il y a des degrés dans l'amour. Mais il y a ceux qui vous regardent avec tendresse, affection et amitié et les autres. Ce qu'il y a de terrible dans ce que nous vivons est que tout ce manque, toute cette absence de liens est compensé par une société de la marchandisation du sexe, de la relation, de la fausse communauté qui jouent terriblement sur cette intuition que nous ressentons tous.

10:03 Publié dans ETRE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu