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dimanche, 25 avril 2010

Réflexion sur les principes

Il y  a des principes dans l’existence des hommes et ceux-ci les gouvernent. Montesquieu, Constant et d’autres nous l’ont souvent rappelés. Ces principes sont ce qu’il y a de plus beau et de meilleur. Parmi eux, il faut ranger : la justice, la beauté, le vrai, la liberté, l’impartialité, la solidarité, le souci de soi, l’échange, etc….Une bonne politique doit pouvoir faire en sorte de savoir combiner ces principes et les  hiérarchiser. Le problème est que ces principes sont souvent ignorés, ridiculisés ou bafoués. L’homme à principes passe désormais pour un « rigide »et on se complet à croire que rien n’est possible en ce bas monde, que Schmitt et Machiavel ont cent fois raison : le premier soutenant que la politique est l’art de se trouver un ennemi, le second prétextant que le prince agit toujours dans l’urgence. Ces deux hommes se trompent. Ce qu’ils appellent politique est la partie la plus vile et la plus basse de la politique : c’est de la basse politique comme il y a de la basse police à laquelle d’ailleurs elle est souvent liée. Une belle et vraie cité devrait au contraire passer le plus clair de son temps à réfléchir aux moyens de faire vivre ces principes et surtout à tenter de les mettre au jour, dans la clarté nécessaire....Ces principes n'excluent pas les exceptions mais elles doivent demeurer telles. Ils ne conduisent pas à la rigidité. Ils doivent seulement orienter l'action et les jugements de hommes.

vendredi, 09 avril 2010

Le coeur, la vie, la raison.

Dans un monde obsédé par l'efficacité, la rentabilité, le rendement et la productivité, il est de plus en plus malséant de s'interroger, de poser des questions. Les intellectuels ennuient. Ils gênent. La plupart se replient dans des chapelles qui ne recueillent plus que leurs petits adhérents et tout le monde parle un langage qui n'est compris que de la petite secte ainsi constituée. A quoi bon s'interroger ? A quoi bon poser des questions, chercher des raisons ?

C'est cette question fondamentale et pourtant si évidente à laquelle je vais chercher à répondre par cette note pour montrer que le coeur a des raisons que la raison peut précisément saisir. Reprenons. Pourquoi chercher des raisons? En d'autres termes, pourquoi s'interroger, s'interpeler, réfléchir et ne pas être dans l'obsession de la décision à tous prix, de la décision rapide. Plusieurs éléments expliquent cette nécessité.

1) En cherchant des raisons, ses raisons, on apprend à se connaître et en se connaissant on évite de penser ce que les autres veulent que l'on pense de nous. Je le constate tant de fois en écoutant mes élèves, mes camarades. Nous avons tous la plupart du temps une image de nous qui n'est que celle que les autres ont véhiculé sur nous. Nous sommes pleins de préjugés - souvent négatifs - sur nous-mêmes. La société de l'efficacité et de la productivité trouve toujours quelque chose "qui ne tourne pas rond" chez nous et nous avons tendance à ne retenir que cette critique ;

2) En cherchant des raisons, on donne un sens à ce que l'on fait. On se donne une raison de vivre et de faire. On s'ouvre au monde. En effet, les mondes fermés sont ceux qui imposent des interprétations ou les ferment. Ce sont qui refusent toute discussion et veulent imposer la loi de la majorité silencieuse. Celle qui a toujours raison mais qui dans le fond nous mène à la catastrophe car son silence imposé dissimule le vide de sens qu'elle instaure.

3) Comment trouve-t-on des raisons ? En s'interrogeant et en se demandant pourquoi et pourquoi et en enchaînant les pourquoi jusqu'à ce que l'on parvienne à la raison principale, celle qui est le coeur de tout. Celui qui a permis d'entraîner la décision.i

L'analyse et la raison mènent au coeur. Or qu'est ce qu'un ensemble, un être sans coeur ? C'est un être sans humanité, c'est un être sans vie. C'est un être sans raison de vivre et sans raison tout court. Or , la raison s'entend pour moi au sens de ce qui est l'inverse de la dé-raison, cette dé-raison et cette folie si présente et dont l'écclésiaste nous dit "il y a plus de profit pour la sagesse que pour la folie comme il y en plus pour la lumière que pour les ténèbres". Ecclésiaste. 2-12

 

 

 

 

 

09:06 Publié dans ETRE | Lien permanent | Commentaires (1)

vendredi, 02 avril 2010

L'ouverture philosophique et éthique

Pour régler certains de nos problèmes aujourd’hui, il semble nécessaire de tenir compte des liens qui existent entre chacun d’eux.
Une bonne politique, une politique éthique se doit donc agir à trois niveaux selon nous :
a) un niveau scientifique qui permettrait de mettre réellement en valeur les vrais problèmes pour trouver des solutions adéquates en sortant du piège de l’hyperspécialisation et des points occultants qui interdisent de comprendre la réalité et qui au contraire nous la dissimulent ;
b) un niveau légistique, c’est-à-dire la mise en œuvre d’un ensemble de règles et de dispositifs juridiques pour permettre de faire en sorte d’agir au quotidien sur les problèmes qui ont été analysés au stade scientifique et qui se posent réellement ;
c) un niveau thérapeuthique pour soigner, ceux qui souffrent, ceux qui introduisent des visions distordues, malsaines, occultées du monde.
Ces trois niveaux pourraient être conjoints par la philosophie. Le veut-elle ? Le peut-elle ? C’est une autre question.

 
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