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dimanche, 27 février 2011

Petite dissertation de philosophie politique sur la société

Voir web pédagogique

samedi, 12 février 2011

Conservatisme, révolution et inaction


Qu’Est-ce qu’une pensée conservatrice ? Il s’agit selon moi d’une non pensée. En effet penser c’est véritablement faire en sorte de s’adapter aux besoins de nos sociétés et faire en sorte de remettre en cause des idées qui sont devenues des dogmes.

Le dogme est le contraire de la pensée. En effet, il fige le débat et lorsque le débat est
figé, il n’y a plus débat : il y a monologue. Or le monologue reste le contraire de la pensée qui est dialogue avec soi ou avec l’autre, que cet autre soit un autrement autre, qu’il soit proche ou qu’il soit la réalité voire qu’il représente nos propres idées.

Le conservatisme est en train de meurtrir notre tissus social et de décomposer plus encore une France qui se décompose.

Il est en train de faire en sorte de nous enliser. D’aucuns nous font croire que tout va bien. Ils soutiennent que nous sommes en crise mais ce mot de crise est un alibi pour exprimer leur peur d’agir, leur crainte du présent et de l’avenir, leur névrose face au passé. Ces conservateurs nous font croire qu’il ne faut rien changer et ils nous enferment ainsi dans le conservatisme.

Ils sont alliés des idéalistes révolutionnaires qui eux nous font croire que l’on peut tout changer mais qui finalement font peur à tout le monde…L’un et l’autre oeuvrent pour la peur. Ce sont finalement les porteurs de l’inaction et du déclin.

Nous devons impérativement remettre en cause nos modes de pensée sans provoquer la peur. Cette remise en cause, les démagogues ont compris qu’il fallait l’imposer mais ils jouent d’elle et se jouent de nous.

Celle-ci n’implique pas remise en cause au profit de quelques uns ni  révolution : elle implique dialogue avec des dogmes que l’on tient pour des idées et que d’aucuns nous assènent avec certitude.

Notre pays vieillit mais il vieillit au sens où nous vivons depuis 6o ans avec les mêmes valeurs et les mêmes structures. Ce vieillissement se ressent dans toutes les strates de la société. Elle se ressent au niveau de nos infrastructures, de notre organisation administratives, du mode de recrutement de nos élites, de nos choix, de nos institutions, de nos pédagogies.

Le monde, autour de nous, a considérablement changé et nous restons avec de vieilles pensées. Cependant, surfant sur ce besoin de changement de faux réformateurs nous vendent des idées fausses et qui ne sont que la représentation du conservatisme ou de l‘idéalisme qui demeure son allié fidèle.

Ils prétendent que l’école doit être rétrécie. Ils soutiennent que l’exécutif doit être renforcé. Ils rappellent que nous sommes en crise. Ils estiment que nous souffrons d’insécurité. Ils insistent sur le fait que nos enfants ne travaillent pas et qu’ils ne veulent plus apprendre. Ils se désolent d’un prétendu déclin.

Cette pensée est profondément conservatrice car elle interdit tout dialogue. Elle prétend vouloir changer radicalement le discours mais en réalité, surfant sur le besoin de changement, elle ne fait que conforter la tendance dans laquelle nous avançons mais à reculons.

Nous ne souffrons nullement d’une perte d’envie de nos jeunes d’agir et d’apprendre.  Nous ne souffrons non plus nullement d’une perte d’envie d’agir et d’innover de nos concitoyens. Il y a de l’envie d’agir et d’innover partout et cela se ressent. Il existe partout de l’envie de rencontre et d’écoute. L’explosion d’internet et des réseaux sociaux le prouve.

Cependant, nous sommes enfermés dans des structures vieillotes et inadaptées. Elles sont héritées de nos grands-parents et nous n’avons pas fait grand-chose pour les modifier. Pire, il existe comme une sorte d’amour improbable et d’une admiration sans borne à l’égard de ces productions et cet amour nous aveugle totalement. Nos idées et nos valeurs ne sont plus que des certitudes jamais remises en question.

Nos jeunes, nos moins-jeunes, souffrent d’une structure d’orientation inadaptée et qui les enferme très tôt et qui les oblige à faire des choix drastiques à l’heure où ils ne savent comment faire ni comment s’orienter. Ils souffrent d’une pénurie de liberté et d’un monopole puissant installé en force en tous lieux avec une faible possibilité d’innovation ainsi que d’un manque de confiance à l’égard de la base.

Nous souffrons d’un conservatisme qui nous fait peur et nous inquiète en nous disant que nous ne voulons pas travailler, que nous ne voulons pas innover, que la laideur envahit tout. Ce conservatisme et ce pessimisme ne sont pas ceux de nos jeunes ni de nos concitoyens. Ils veulent vivre. Ils espèrent. Ils croient que tout est possible mais ils ne rêvent pas. Ils aspirent simplement à une société plus juste, plus ouverte et moins conservatrice.

Bien sûr, certains de nos concitoyens ne sont pas dans cet état d’esprit mais ils ne forment pas la majorité. Ils ne représentent pas grand-chose.

Cependant, les donneurs de leçons, font alors comme les mauvais pédagogues : ils jugent une classe uniquement à partir de celui qui fait problème et qui ne veut rien faire….Ce jugement est le pire qui soit. C’est celui du conservateur qui ne pense pas mais prend un individu ou une situation et celle-ci deviendra l’alibi de son conservatisme et de son pessimisme.

dimanche, 06 février 2011

IL N Y A PAS QUE LA VERITE QUI BLESSE

Concernant la note que j'avais publiée sur le fait que la comparaison est rarement raison, certains, qui ne m'ont pas compris, ont soutenu dans des commentaires en bas de page que le peuple avait besoin de ces mensonges comparatistes pour suivre les gouvernants. Il suffirait de dire au peuple : voyez là-bas, ils ont fait cela et ça marche, faisons de même !" et celui-ci se laisserait doucement bercer par les sirènes comparatistes.

La comparaison serait, selon leurs dires, une forme de "pensée magique". Une telle rhétorique ferait "professionnel" . Le propos comparatiste légitimerait, selon eux, celui qui les tiendrait. Il serait expert et "sachant" mais il ne saurait rien si ce n'est ce qu'il conviendrait de dire pour se faire entendre "hic et. nunc " (ici et maintenant ) du peuple..Nous l'avons noté et nous comprenons ce propos.

Toutefois celui-ci nous semble quelque peu déplacé....Nous l'avons écrit dans la note précédente : on ne peut comparer un aspect du droit avec un autre.On ne peut saisir une loi édictée ailleurs et qui "marcherait" pour en faire l'argument d'une réforme ici...Il faut comparer un systéme de droit avec un autre système. Les droits positifs (c'est à dire les droits qui s'appliquent en un temps donné dans un espace donné) forment des touts et telle mesure ici est équilibrée par telle autre qui n'existera pas là-bas et réciproquement.

Certes, la technique positiviste reste encore, de nos jours, la seule autorité encore reconnue unanimement. C'est le formalisme qui triomphe partout.Certes, il faut "paraître" expert et technicien...L'on semble plus sérieux à l'auditoire non averti. On ne juge plus le fond mais le plus souvent c'est la forme qui l'emporte. Il suffit "d'avoir l'air" et cela suffit pour convaincre le grand nombre. Nous sommes encore plein d'admiration pour la technique mais en même temps, celle-ci n'a jamais été autant détestée...Elle perd peu à  peu du terrain et le "technicisme" est d'une certaine manière la marque d'un raidissement de l'idéologie du tout technique... Nous savons désormais qu'il ne faut plus seulement demeurer sur le comment ou sur les méthodes ou les stratégies...Il ne s'agit plus de convaincre et moins encore de communiquer.

Il s'agit de soulager et de guérir. Il importe pour y parvenir de trouver les moyens d'une guérison et d'une thérapie adéquate et salvatrice....nous n'en sommes donc plus à la seule nécessité de se faire entendre même si celle-ci importe ... Il s'agit désormais de trouver les remèdes à nos maux, les solutions ou au moins les compréhensions à ce que d'aucuns appellent nos "crises"... Pour cela, il importe impérativement d'opérer les justes diagnostiques et d'envisager les remèdes qui conviennent et qui sont encore à trouver.

Pour y parvenir, il faut admettre les limites du machiavélisme de bas étage ( En effet, dire qu'il n'y a que la vérité qui blesse ou qui interdit de se faire entendre est purement machiavélique - au risque de n'être peut-être pas machiavélien - en effet, ces propos sont de la plus parfaite augure pour dissuader de chercher le vrai)...

Nous devons réagir et admettre qu'il est faux de soutenir que la vérité blesse toujours. Parfois peut-être la vérité blesse mais elle blesse surtout parce qu'elle permet de découvrir le mensonge. Ce n'est donc pas elle qui est blessante mais le mensonge qui avait été dissimulé et que l'on découvre subitement...Parfois, cependant cette vérité dévoile ce qui devait être et alors elle devient au contraire ce qui guérit...Reprenons donc le proverbe qui se trompait :  dans les moments d'égarement, dans les moments de décalage, il n'y a que la vérité qui guérit et que le mensonge qui tue .

En d'autres termes, celui qui veut "flouer" le peuple finit toujours par récolter la révolte...

Il importe donc de lui dire la vérité et de faire celle-ci un nécessaire pour parvenir à cette fin qu'est la  liberté.

Si parfois le temps du mensonge est admis pour préserver la liberté, la paix et la sérénité provisoire et  afin de ne pas fragiliser ce qui est trop faible, il n'en demeure pas moins que ce temps ne peut avoir qu'un temps précisément et qu'il importe un jour de passer à autre chose pour aller vers ce qui ramène nécessairement à la vie : la vérité...Il suffit simplement de savoir à quel moment il convient de la dire ou comment il s'agit de la dire...

Il n'ya donc pas que la vérité qui blesse. D'ailleurs elle blesse certainement moins que la tromperie, la moquerie et la bêtise....

 

 

 

 

 

 

 
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