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jeudi, 23 janvier 2014

Du mépris... et de la justesse

Un juriste interpela Phlonous afin de lui demander ce qu'il pensait de la phrase de Socrate suivant laquelle "le justice consiste dans le fait de rendre à chacun ce qui lui revient".

Philonous répondit que l'on pouvait penser beaucoup de bien d'une telle parole qui créait un lien entre justice et réciprocité mais il se demanda si cette phrase ne dissimulait pas l'idée suivant laquelle la justice impliquait la justesse qui implique elle-même nécessité de donner effectivement à chacun ce qui lui manque ou simplement tenter de le faire suivant ses possibilités de l'instant.

Si tel est le cas, poursuivi le voyageur, il importe donc d'envisager chez chacun ce qui manque et tenter, s'il le souhaite, de le lui apporter - sans nous dépouiller - car il y aurait injustice à notre égard. La justesse implique donc elle-même une forme d'écoute singulière : une écoute du manque et de ce qui vit en creux ou dans le creux de nos êtres.

- Le "justice" me fait songer à la justesse, approfondit alors Philonous. La justesse implique capacité de dé-celer ce qui se dissimule dans l'ombre, ce que celui qui se "plaint" veut nous demander lorsqu'il nous interroge pour tenter de le lui donner et ce qui se dissimule en nous lorsque nous nous mettons de l'idée de vouloir l'aider. Qu'en est-il toi juriste de ta demande ? J'ai le sentiment que tu te poses des questions sur ton travail, sur ce que tu fais et tu te demandes si ton métier de justice donne effectivement le juste".

Le juriste parut étonné de cette réponse de Philonous.

Mais Philonous poursuivit car il savait que ce qu'il allait dire ne porterait pas à conséquence, s'il s'était égaré.

Alors il dit à son interlocuteur  " va... homme de loi et  n'écoute pas ceux qui méprisent à tort ton art. Ce sont eux qu'il convient de mépriser. Tu n'as rien à te reprocher si ce que tu fais, tu le fais avec tout le soin que tu es en capacité d'y apporter suivant l'instant que tu vis". Il n'y a que ceux qui colportent sans raison le mépris qui méritent celui-ci. Ils en sont les compagnons perpétuels... 

 

 

 

mercredi, 22 janvier 2014

Le dire qui emprisonne et le dire qui libère.

Philonous se promenait avec un texte dont il cherchait à comprendre le sens. Il décida d'aller interroger ceux qu'il rencontrait afin de leur demander le sens de celui-ci...Un homme le croisa et lui dit :

Je t'ai entendu parler de sagesse tout à l'heure...Peux tu m'en dire un peu plus ?

-Certains pensent que celle-ci ne peut être atteinte et d'autres estiment le contraire. Parmi eux certains estiment que la sagesse serait un don de Dieu. D'autres considèrent qu'elle ne peut s'obtenir qu'à partir d'un long travail...

Dans le livre qui est à mes côtés en ce moment, il est dit que la sagesse n'est autre que le fait de "discerner les paroles de discernement". Cela signifie qu'elle consiste d'une part dans le fait de savoir distinguer les paroles justes de celles qui ne le sont pas et écouter ce qu'il convient d'écouter pour dire ce qu'il convient de dire. Le sage semble-t-il n'écoute que ce qui mérite de l''être et ne dit que ce qui doit se dire. Comme le pensait cet auteur autrichien, il sait que ce que l'on ne peut dire, il faut le taire. Mais plus encore, il sait que ce que l'on ne doit pas écouter il faut refuser de l'entendre pour se consacrer à l'écoute de ce qui mérite d' être entendu.

-Un tel homme existe-t-il ?

- Je l'ignore mais la dépression guette ceux qui pensent que ce qui est beau ne peut être de ce monde ci, ce même s'il n'y surgit qu'en de rares moments. Il y a cependant certainement des dires qui emprisonnent et des dires qui libèrent.

   

mardi, 21 janvier 2014

PHILONOUS ET LE MONDE

J'ai décidé ici de raconter les mes(aventures) de Philonous, vieil homme qui a décidé de parcourir le monde en s'interrogeant et en se laissant interroger. Le voici qui un jour, pénètre dans une école où un instituteur l'a invité. Une jeune élève lui demande alors

- Dites Monsieur Philonous, que peut votre philosophie en ce monde ?

- Disons, y remettre un peu de cette sagesse perdue. 

- Y a t il une sagesse collective et des peuples qui seraient plus sages que d'autres ?

- Je ne pense pas. Un peuple est cependant plus sage qu'un autre, nous le savons bien s'il a de bonnes lois, si les limites lui sont indiquées et s'il est gouverné par des sages...

- Mais c'est quoi m'sieur la sagesse ?

-Le contraire de la folie...

-- Mais dans la cour de récréation, les garçons (enfin certains) sont souvent foufous. Certains cris, volent, dérobent. Ils ennuient les autres et ceux qui ne leur ont rien fait...Comment leur répondre à tous ces fous ?

Philonous regarda la jeune fille....Que pouvait-il répondre ? Alors il lui dit

- Tout dépend de la situation. Il serait malvenu ici de proposer une réponse générale à une situation singulière....Il faut une approche juste et la folie n'aime pas que l'on s'approche trop d'elle parfois et c'est là tout le problème.

 

-

 

dimanche, 19 janvier 2014

LA SANCTUARISATION ET L HABITUDE

Lu chez Descartes : réponse aux objections de Mersenne dans les méditations

Il s'agir d'effacer notre  "habitude qui consiste à confondre les choses intellectuelles avec les corporelles qui s'est enracinée en nous pendant le cours de notre vie" en créant "une habitude contraire " qui "permettra de les distinguer" par l'exercice de  quelques journées.

Voilà ici une belle explication du projet cartésien développé dans les Méditations. Hume y répondra. Pour lui, il est impossible de distinguer l'habitude de la pensée. Nos idées et nos croyances se "mêlent" et toutes trouvent leur origine de l'habitude.

Notre relation a) à la logique dite de l"intégration" des immigrés b) de formation des élites à un tout jeune âge c) de séparation entre les disciplines d) d'une école coupée de la pratique trouve son origine dans cette philosophie "cartésienne"....Non pas, rompre avec l'expérience, mais trouver un moyen de distinguer les véritables idées par un travail de mise à distance, d'éloignement ainsi confondu avec le recul.

La notion de "sanctuarisation" de l'école trouve également son origine dans cette conception...Mais Descartes ne spécifie à aucun moment qu'il faille distinguer "recul" et éloignement. Il restera toute sa vie en contact avec l'extérieur. Le moment solipsiste ne fut qu'un moment.!!!

En d'autres termes, Descartes ne nous rappelle  rien d'autre que la sagesse ancestrale de la "temporalité adaptée". 

mercredi, 15 janvier 2014

CITATION DE NIETZSCHE

L'enfant est innocence et oubli, un recommencement, un jeu, une roue roulant d'elle-même, un premier mouvement, un oui sacré....Ainsi Parlait Zarathoutra

 
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