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lundi, 24 mars 2014

Le bon sens à l'épreuve des doctrines qui divisent

 Ce jour là, il faisait beau et Philobios rencontra par hasard différents hommes de pouvoir qui se chamaillaient entre eux pour savoir qui occuperait la meilleure place dans les lieux de pouvoir. Il avait souvenir de ce que d'aucuns soutenaient et qui prétendaient que toute politique était nécessairement sale, que ceux qui nous gouvernaient étaient nécessairement malhonnêtes car si tel n'était pas le cas, ils ne seraient pas parvenus aussi hauts. Il se souvint de ceux qui lui conseillaient de cultiver au préalable son jardin avant que de vouloir cultiver le jardin public...

En observant ces hommes, il se rendit à l'évidence que tous n'étaient pas aussi intelligents qu'on le prétendait mais il constata également qu'ils n'étaient pas tous aussi corrompus qu'on voulait bien le dire.  Le monde de ceux qui ont le pouvoir, se dit-il, ressemble à s'y méprendre à celui des hommes plus ordinaires. Certains souffrent injustement, d'autres profitent abusivement. Certains parviennent à vivre heureux en faisant bien leur travail. D'autres sont plus malheureux.

Le monde de ceux qui avaient le pouvoir ressemblait au monde de la vie auquel ils appartenaient et il ne fallait ni l'idéaliser excessivement ni pour autant le diaboliser. Il y avait des diables dans les choses de gouvernement mais le monde de ceux-ci avait également ses anges. Quelle était cependant leur place ? N'étaient-ils pas que des alibis propres à légitimer un système ?

La diversité des réponses était ici aussi de mise : certains étaient des alibis, d'autres vivaient pleinement leur autonomie. Certains avaient une éthique forte chez d'autres celle-ci était plus faible mais le plus grand nombre demeurait attaché aux anciens modes de pouvoir d'autrefois...Etait-ce un tort ?

Philobios ignorait quelle réponse apporter à cette question. Il croyait en la singularité singulière de l'homme pour de nombreuses questions et celle-ci en particulier. Il pensait donc que les solutions paresseuses qui enfermaient les hommes dans de petites boîtes alors qu'ils étaient vivants devaient ne plus avoir prise sur lui. 

lundi, 17 mars 2014

De la puissance et du super-adulte

Philobios voulut comprendre pourquoi certains hommes puissants désirent encore plus de puissance.

Il alla à la rencontre d'un  homme ivre de pouvoir et il l'interrogea mais cet homme ne vivait que dans l'apparence. Il ne montrait rien de lui.

Il alla alors interroger des spécialistes des régimes autoritaires mais ceux-ci soutenaient pour la plupart que des circonstances historiques ou l'aliénation naturelle des hommes expliquaient une telle situation. L'un d'eux lui dit que les hommes se plaisaient par une forme de masochisme à la domination par autrui.

En cheminant, Philobios ne voyait désormais autour de lui que de la résignation.

Après avoir voulu toujours lutter, les hommes de son pays s'étaient découragés et semblaient avoir choisi de ne plus se préoccuper de choses publiques.

Philobios se demanda ce que l'on pouvait faire et s'il existait une limite ou un espace entre la résignation et la témérité. Il pensa qu'il existait le courage et l'interrogation. En s'interrogeant les hommes commencent à se libérer de la résignation et de l'aliénation à toute forme de tyrannie.

Ta position n'est-elle pas aisée ? Lui indiqua un passant qui avait appris la nouvelle. Tu te moques de notre soumission et de notre résignation et tu prétends agir en "interrogeant le monde..."

En tous les cas telle est la vie que j’ai choisie de vivre…En m’interrogeant librement sur le monde et sur moi. Quel mal y a-t-il à cela ?

Les enfants vivent ainsi sans se poser de questions. Ne vivent-ils pas plus heureux que les adultes ? Ceux qui sont devenus dictateurs me font penser à ceux qui ne voulaient plus être enfants, voire ceux qui ne voulaient plus, surtout plus se souvenir de leur enfance pour jouer à un autre jeu.

L’enfant accorde une importance capitale à ce qui nous paraît insignifiant et si nous faisions un peu plus comme lui, si nous cessions de nous préoccuper de choses qui n’en valent pas la peine pour nous consacrer à ce que les « adultes » considèrent comme accessoire.

Le bonheur de tous se trouve peut-être dans ce que l’enfant qui est en nous désire réellement. Cependant il y a deux drames dans la vie : le premier est que les enfants savent mais qu’ils ne peuvent rien dire étrangers qu'ils sont au monde des adultes. Le second est que les adultes ont oublié et qu’ils ont égé des enfants.

Le dictateur ou l'homme ivre de pouvoir est un super adulte. 

En disant tout cela, Philobios comprit la raison pour laquelle les enfants avaient été exclus du monde des adultes et de ceux qui se croyaient tels....Les enfants leur font peur. Ils les dérangent. Ils leur rappellent beaucoup trop l'être qui est en eux et qu'ils ne cessent d'étouffer continuellement... 

mardi, 11 mars 2014

COMMENT PHILONOUS DECIDA DE S APPELER DESORMAIS PHILOBIOS

Il était temps pour Philonous de faire son changement. Il se devait de le faire.

Jusqu'à présent, il se faisait appeler Philonous mais il se rendit compte à quel point,cette appellation le maintenait dans la Caverne qu'il avait pourtant décidé de quitter.

L'esprit est une partie de quelque chose qui le dépasse. Le corps l'est lui aussi. D'aucuns les relient. D'autres les séparent...Qu'importent ces échanges ! Ce qui compte est d'avoir un échange avec tous les philonous et tous ceux qui aiment le corps sans tomber dans les excès des uns et des autres. Ce qui compte c'est la vie qu'il faut toujours choisir dans la pensée qui était la sienne...Toujours la choisir car il y a tant de situations qui poussent à aller vers la destruction.

Il fallait donc se faire l'avocat de la vie. Celle-ci en avait grand besoin. Philobios dans le monde qui était le sien décida donc de reprendre le cours de sa vie et d'expliquer comment se promenait Philobios en racontant les histoires de ses rencontres. Car la vie au-delà de la question de savoir si elle est corps ou esprit, corps et esprit est un ensemble de rencontres qu'il vaut mieux éviter et d'autres qu'il est bien agréable de faire voire de prolonger. C'était pour augmenter le nombre de belles rencontres et de belles promenades que Philobios se décida à prendre la plume et à se raconter tout en vivant...et avec les vivants.

Son but était désormais de tenter de défendre le vivant. Pour ce faire, il lui fallait envisager de nouvelles manières de le rencontrer, de le croiser et de cheminer avec lui.

 



   

 
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