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jeudi, 12 mars 2009

De l'intercommunautaire en déshérence.

Que faut-il aujourd'hui penser des relations inter-communautaires ?

Il semble que les haines se développent et s'accumulent, que les écarts se creusent suivant ainsi les écarts et les inégalités culturelles et économiques qui ne cessent de s'aggraver.

Tout ceci est le produit d'une pensée "identitaire" qui pense l'individu en relation avec un groupe ou une "identité", c'est à dire qui le pense en fonction d'une égalité. En d'autres termes, ces êtres pensent qu'ils ne sont eux-mêmes qu'en étant identiques à d'autres dans la haine de celui qui ne leur ressemble pas ou en ressemblant aux autres en pensant comme eux. Ils pensent qu'il leur suffit d'exister en hurlant à la mort de l'autre, à sa disparition. Mais on n'existe pas en massacrant l'autre.

Ceux-ci oublient qu'être soi c'est assumer sa singularité et que le lien à un groupe "ethnique" est soit purement politique soit purement "biologique". S'il est politique, ils devraient se demander s'il est de bonne politique de mépriser ainsi son voisin et de le réduire soit à la misère soit de le contraindre à vivre dans la violence, s'il est biologique, ils ne doivent pas oublier que les hommes appartiennent tous à une même espèce qu'ils le veuillent ou non et que la nature les pousse à préserver, embellir celle-ci en ce qu' l'humanité est gardienne (mais non dirigeante despotique) des autres espèces et de ce tout qu'est la nature.

 

 

 

dimanche, 01 mars 2009

De l'hospitalité

Lu dans un quotidien du soir : Depuis la fermeture de Sangatte, de plus en plus de mineurs étrangers isolés errent dans les rues de Paris.

En effet, je vois de plus en plus dans notre capitale de plus en plus de jeunes à l'abandon, les yeux hagards, implorant un soutien, une aide...Pour celui qui travaille avec des adolescents tous les jours, ce regard est familier. Il ressemble à celui de nombre de nos jeunes qui implorent parfois une aide, un soutien. Le regard de ces jeunes exilés est encore plus poignant car leur peur est plus violente, leur crainte plus affirmée et plus lourde. Il est de notre devoir de les aider et de les accueillir, me paraît-il, comme il me semble de notre devoir de faire en sorte de permettre à nos jeunes de mieux préparer leur avenir en construisant une école humaine et ouverte sur leurs difficultés. Certes enseigner est un métier souvent ingrat, souvent douloureux et rarement reconnu...Pourtant, c'est la richesse de notre pays que de faire ce qui convient pour éduquer, aider les jeunes à trouver leur voie, à s'orienter pour devenir demain des adultes responsables et soucieux d'eux-mêmes et de leurs semblables. Un ancien premier ministre, pour lequel j'avais une vraie admiration, avait autrefois dit que nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde....Je ne sais cependant si toute la misère du monde a vraiment envie de venir sur Paris. Pour ceux qui viennent, il me semble impératif d'avoir un devoir d'hospitalité plus que de tolérance ou d'accueil. Etre hospitalier c'est aussi avoir précisément "soin" de la souffrance de l'autre, de son regard, de son visage comme Lévinas nous l'a si bien rappelé. L'hospitalité ne doit pas seulement se cantonner aux limites de l'hopital. Il me semble que l'hopital devrait être présent dans tous les lieux humains....Cette séparation que nous avons créée entre l'hopital et les lieux non hospitaliers est d'ailleurs une de ces autres spécifictés modernes sur lesqelles nous pourrions aussi sans doute - nous Français et qui devont être fiers d'être une exception - peut-être méditer à nouveau....et si nous construisons aussi des villes, des entreprises, des écoles et des universités hospitalières ? Pourquoi ne pas engager un chantier sur ce thème et pourquoi ensemble ne pas penser ces questions ?




 

samedi, 27 décembre 2008

La culture de l'esprit et la recherche du vrai

Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de l'intelligence dans notre pays ? Former les hommes à la réflexion, les inciter à la pensée. Penser, consiste à essayer de "discuter" un problème, à accepter de le voir de face pour l'interroger sans préjugé.  L'enseignement philosophique d'un Descartes nous conseille de tout mettre en doute. On dit que Leibniz, pour sa part, se défiait de cette méthode qu'il pensait devoir être en mesure de favoriser les sentiments personnels..Je doute souvent, il est vrai, de ce qui m'est étranger...Or ce qui m'est étranger est parfois vrai. Leibniz préférait donc l'enseignement de la logique....En accordant la toute première place aux mathématiques,notre enseignement a choisi l'option pour la logique...Le doute ne vient qu'en dernier lieu, en terminale avec l'enseignement de la philosophie. Aristote , quant à lui, privilégiait la recherche et Platon la dialectique, au sens d'un dialogue entre personnes cherchant le vrai et voulant le faire advenir dans la plus pure bonne foi...Tous ces moyens sont bons. L'essentiel est surtout de "réfléchir" la question, c'est à dire de ne pas l'entreprendre par force mais de faire en sorte de l'envisager sous le plus grand nombre de plans possibles pour tenter d'en découvrir la vérité...Vérité qui ne s'offre de toute manière que par exception.  Mais ce n'est pas parce que ceux qui cherchent trouvent peu qu'il faut attaquer l'esprit de recherche car il n'y a que ceux qui ont cherché qui trouvent. Il faut donc certainement développer l'esprit de recherche dans notre pays, valoriser l'élite qui recherche ( et pas seulment au niveau scientifique mais surtout celle qui recherche ce qui est juste et vrai) pour peut-être aussi redonner gout à nos concitoyens pour la culture de l'esprit et la recherche du vrai.

vendredi, 16 mai 2008

Le ou exclusif

Lu dans la presse ce jour " de nombreuses entreprises françaises vont aider des chinois en difficulté du fait du séisme" qu'ils ont subi....Formidable geste et plein d'humanité ! Mais sera-t-il un jour possible qu'ils viennent aussi en aide aux Français démunis qui ne cessent de s'apauvrir dans notre pays ?

Curieuse nature humaine...Je suis tout prêt à aider un autre homme dans le lointain mais je ne veux rien faire pour celui qui est tout proche de moi...L'économie me dira -t-on ! Mais l'économie gagnerait aussi si la misère était soulagée chez nous. Ce qui vaut ailleurs vaut ici et plus encore chez nous. Non qu'il ne faille pas songer à la misère chinoise mais il faudrait songer à l'une et l'autre. Pourquoi ce ou exclusif ici ? Tout ceci m'échappe. Ici on préfére parler des odieux avantages des smicards,des professeurs payés 17OO euros par mois alors qu'un logement décent pour ne famille à Paris coute 2000 Euros, de la "violence" dans les banlieue et du "trop" de professeurs !!! Eduquer les pauvres avec seulement 11 élèves par classe plutot que les 35 courant à ce jour ne serait-ce pas aussi venir en aide à ceux qui souffrent tout prés de nous ? Parler du "respect de la parole donnée en politique pour toutes les mesures et pas seulement celles qui blessent les plus démunis "n'est ce pas aussi faire en sorte de n'être que dans la logique du "ou " exclusif qui exclue et peut exclure encore en tous les sens du terme, malheureusement...!

 

   

 
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