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lundi, 03 mai 2010

Freud

Avec des mots, un homme peut rendre son semblable heureux ou le pousser au désespoir...

S. FREUD. Introduction à la psychanalyse. Trad. Jankélévitch. I

00:14 Publié dans Bonheur | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 28 avril 2009

La peur de la vie

On discute en philosophie sur la question de savoir ce qui prime de l'esprit ou du corps. Cette discussion a notamment pour objectif de déterminer si la meilleure option est celle qui touche le matériel (pour dire vite) ou celle qui touche l'esprit. Il est bien difficile de trancher un tel sujet qui relève des options philosophiques profondes des individus. Un élément me paraît cependant important à relever dans notre relation à la souffrance. Je pense que nous vivons une époque où la plupart d'entre nous avons peur de la vie. J'entends ici par "peur" de la vie, un refus (inconscient le plus souvent ce qui est d'autant plus grave) de vivre notre vie, celle que nous devons vivre, celle qui nous rendrait heureux dans sa singularité. Ceci s'explique par un ensemble social, difficile à déterminer qui tend à uniformiser les situations...Le philosophe français  Michel Foucault, avait bien analysé cet ensemble diffus de pouvoir, cette société que nous constituons. Nous fabriquons nous-même cette société de l'uniforme et de l'uniformisation car nous avons  terriblement peur de l'autre, de son plaisir, de sa singularité, de sa différence. Nous ne voulons pas l'admettre en tant que tel et une grande partie des dispositifs pédagogiques, professionnels, coutumiers, tournent autour de cette peur que nous infligeons à autrui et que nous nous infligeons ainsi à nous-mêmes. Un des facteurs les plus prégnants de cette tendance uniformisante se retrouve dans la tendance contemporaine à la comparaison. Lorsque les médias veulent comprendre un probléme, se demander comment le résoudre, par exemple "comment résoudre la crise de nos banlieues" ou "régler nos problémes d'éducation", ils convoquent un spécialiste pour lui demander "et ailleurs comment le probléme est-il réglé ?" . De même souvent nos dirigeants nous demandent de faire tel ou tel effort parce qu'ailleurs dans tel pays, ce n'est pas "pareil" et qu'il faut faire comme eux. La tendance à la comparaison est bien la marque de cette manière de refus de penser qui nous caractérise et qui nous pousse à tous nous ressembler. Ne confondons pas les verbes "ressembler" et "rassembler". Bien au contraire, je suis persuadé que nous vivrons plus heureux lorsque nous trouverons les moyens de permettre à chacun d'exprimer sa singularité, de la faire "advenir" sans que pour autant l'expression de ces singularités ne nuise au tout. Pour y parvenir, il serait nécessaire de nous interroger sur cette peur de la vie qui nous massacre chaque jour à petit feu...

 

21:11 Publié dans Bonheur | Lien permanent | Commentaires (14)

dimanche, 07 décembre 2008

Bonheur épicurien ?

Lu récemment dans le Monde, le bonheur serait contagieux mais la contagion ne gagnerait pas les collègues de travail. En d'autres termes, si notre entourage est heureux nous avons de grandes chances de l'etre...Pourquoi ?Sans doute que le bonheur ne peut se vivre qu'à plusieurs. Lorsqu'un individu est heureux, cela signifie que le groupe auquel il appartient a réussi à se rendre heureux...Cet article est intéressant. Il montre que nous vivons bien dans une société épicurienne. Des petites tribus se sont constituées cherchant le bonheur individuellement, sans se soucier du collectif. EIles ont élaboré un art de vivre au quotidien, dans une forme d'égoisme du tout, à l'abri des difficultés et ont fait en sorte ainsi de se construire un bonheur de tribu....La vision épicurienne du bonheur est une négation du bonheur politique. Si c'est bien ainsi que nos sociétés vivent, il faut donc bien relire sous un autre angle ceux qui soutiennent qu'il y aurait une crise....Celle ci n'est pas réelle pour tout le monde et dans les mêmes proportions.

17:18 Publié dans Bonheur | Lien permanent | Commentaires (1)

dimanche, 16 novembre 2008

Bonheur et amitié

Un de mes aimables lecteurs (et je les remercie, ils sont de plus en plus nombreux) m'a suggéré des réflexions intéressantes sur le bonheur m'indiquant qu'il était peut-être la marque de l'égoisme. Je crois plutôt que le bonheur, dans la relation aux autres a à faire avec l'équilibre...Nous ne pouvons être heureux dans la solitude. L'amitié est l'un des plus grands biens qui soit, Aristote l'a admirablement bien montré. De plus, nul ne peut vivre sans relation car l'homme est heureux s'il développe sa vie privée mais également s'il a des relations publique,s'il oeuvre pour son avenir et celui de ces enfants or celui-ci passe par la réflexion et l'action politique. Enfin, certains individus sont une véritable plaie pour d'autres et ils seraient bien avertis de s'en écarter ou si ils le peuvent (mais on ne le peut jamais lorsque celui qui vous fait face se refuse à toute thérapie) les aider à se guérir de ce qui fait qu'ils sont des êtres malfaisants. Pas de réflexion sur le bonheur sans connaissance de l'autre, cela me parait une évidence...Il doit être question d'équilibre sur ce sujet et Aristote, je le répète a écrit les plus belles pages que je connaisse sur cette question faisant de lui l'un des plus grands penseurs de l'amitié qui soit...

Ps (Lire ou relire Ethique à Nicomaque....)

 

18:04 Publié dans Bonheur | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 25 juin 2008

Premières définitions et questions sur le bonheur




Dans un précédent message j’avais promis une définition du bonheur et une recherche à son sujet…Recherche qui devrait etre primordiale dans notre pays qui est si riche et y consacre pourtant si peu de temps. Je vais tenter de m’y exercer ici gratuitement mais je l’espère au moins pour le moindre malheur de mes lecteurs.
Partons en premier lieu de cette première définition en guise d’hypothèse de départ : le bonheur est un ensemble de bonnes heures. Il est cet ensemble de moments dans lequel je me sens bien et je suis effectivement bien.
Le bien s’entend en trois sens : matériel, intellectuel et spirituel. Je me sens « content », c’est-à-dire contenté et sans inquiétude. J’ai l’habitude de dire : dans une relation amoureuse avec le temps. C’est-à-dire que j’ai le sentiment que le temps me donne tout ce que j’attends de lui et que je lui rends ce don par la reconnaissance de ce qu’il m’apporte. Cela signifie une « concordance » entre moi et mes temps ou le temps qui fait que : l’avenir n’est pas source d’inquiétude pour moi, le présent me satisfait pleinement et le passé n’est plus un lieu de regret.
Travailler à mon bonheur passe nécessairement par l’élaboration de ces bonnes heures et de ce rapport amoureux avec le temps.
Mais le bonheur c’est aussi un tout et il ne peut y avoir de bonheur si celui-ci fait le malheur des autres. Pas de bonheur si celui-ci crée un malheur : le bonheur est donc ce qui fait qu’en étant heureux , ce bonheur ne crée aucune souffrance , aucun désamour au temps entre autrui et ce dernier.
Finalement disons, en guise de point de départ que le bonheur est un ensemble de bonnes heures , d’heures vécues dans la densité qui lorsqu’elles s’accomplissent ne créent aucun malheur pour autrui (dans le présent, le passé ou l’avenir car le bonheur implique de tenir le temps pour un tout) mais au contraire même lorsqu’elles peuvent augmenter ce bonheur chez les autres et en moi.
Kant séparait le bonheur du devoir mais il ne niait pas que celui-ci faisait partie du souverain bien. Je n’ai pour le moment pas d’idées préconçues sur ce sujet. Notons simplement que je pense, plutôt comme Aristote qu’il est impossible d’être heureux à celui qui fait mal ce qu’il doit faire car il se crée en lui du regret et peut créer chez les autres du malheur. Le « non voir » qui est selon moi le contraire du devoir (deux voirs plus exactement ) est le fait de l’aveugle qui ne peut ni être heureux ni rendre autrui heureux…
La voie du bonheur passe donc par la recherche et la mise en acte du deux voirs. Je dois donc me demander ce qu'est ce deux voirs et aussi je dois me demander quelle part l'imagination joue dans le bonheur lui-même ? Mais avant je dois tenter de répondre à cette première questions : le bonheur est-il imaginaire ?


10:17 Publié dans Bonheur | Lien permanent | Commentaires (4)

 
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